Bilan: C’est presque l’hystérie au Lisztomania
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BilanC’est presque l’hystérie au Lisztomania

Le club gratuit qui remplace la Rock Cave fait régulièrement le plein, avec 500 personnes. Un peu comme si le mythique Montreux Jazz Café était de retour.

par
Laurent Flückiger
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«Se cantonner à un seul genre nous privait d'artistes qui font l'actualité, c'était frustrant», explique Mathieu Monnier, programmateur.

«Se cantonner à un seul genre nous privait d'artistes qui font l'actualité, c'était frustrant», explique Mathieu Monnier, programmateur.

Le concert du rappeur belge Roméo Elvis avait ses fans le 3 juillet.

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Le duo français de DJ Polo & Pan, gros buzz de ces derniers mois, joue ce soir en formation live.

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C’est le changement le plus visible de cette 51e édition: le Lisztomania. La salle a remplacé la Rock Cave pour s’ouvrir à tous les styles de musique, toujours gratuitement. Après dix jours, le bilan est réjouissant. Le Lisztomania a régulièrement attiré 500 personnes, sa capacité maximum. «On est très satisfaits, dit Mathieu Monnier, l’un des programmateurs. Le but était d’avoir un nouveau lieu avec une nouvelle identité, pour des publics différents tous les soirs. On aime le rock mais se cantonner à un seul genre nous privait d’artistes qui font l’actualité, c’était frustrant.»

Chaque soir, c’est l’inconnue

Ainsi, la dream pop de Cigarettes After Sex le 3 juillet comme le rap de Roméo Elvis le lendemain ont fait salle comble. Des artistes qui pourtant ne passent pas sur les radios grand public. «Mais ils ont leur fan base, explique le programmateur. On a un œil attentif à ce qui fait du bruit sur les réseaux sociaux.» Des Suisses sont programmés tous les jours et eux aussi attirent du monde, à l’image d’Egopusher et de Vouipe. À l’inverse, le duo italien Ninos du Brasil a joué devant un public très confidentiel, jeudi dernier.

«Chaque soir, c’est l’inconnue, continue Mathieu Monnier. Il arrive qu’on se plante mais ça dépend de plein de facteurs. C’est tout à fait possible qu’après dix jours les gens commencent à connaître le lieu et qu’on va très bien remplir régulièrement. De toute façon, c’est une nouvelle plate-forme où on se fait plaisir. Au Lab, on doit faire attention à nos choix. Le but n’est pas de se faire de l’argent mais il ne faut pas en perdre non plus. Au Lisztomania, on peut programmer ceux qui auraient dû mal à trouver leur place en payant.»

Le succès du Lisztomania avec ses 500 places ne serait-il pas une manière de faire revenir le mythique Montreux Jazz Café, qui a offert Alt-J, les Tings Tings ou les jams de Prince à 1200 personnes? Mathieu Monnier s’en défend: «C’est un lieu plus alternatif que le Café. On travaille, par exemple, avec des collectifs et des labels suisses romands. Parfois le Lisztomania est trop petit, parfois trop grand. Mais il n’y a aucune volonté de tout remettre en question.»

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