Mode : Chanel défile dans l’intimité d’une boîte de nuit parisienne
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Mode Chanel défile dans l’intimité d’une boîte de nuit parisienne

Après le Grand Palais, Virginie Viard, directrice artistique de la maison de haute couture, choisit Castel, un club privé de Saint-Germain-des-Prés, pour son show virtuel.

Après le majestueux Grand Palais, Chanel a choisi l’intimité d’une boîte de nuit parisienne pour son show virtuel, dans un univers sensuel, où les filles s’amusent entre elles en défilant.

Une esthétique plus «chaleureuse» et «vivante» est dans l’air du temps, estime Virginie Viard créatrice de Chanel, qui a succédé à Karl Lagerfeld il y a deux ans. Elle n’a depuis cessé de se démarquer des défilés plus vrais que nature, reproduisant plage, station de ski ou supermarché du créateur, pour des mises en scène minimalistes.

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Les défilés de Karl Lagerfeld, sous la Nef du Grand Palais. Ici, les filles à la plage en 2018.

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Les mannequins défilent  dans la reproduction d’un supermarché en 2014.

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Mise en scène minimaliste pour Virginie Viard

Les mannequins en tenues brillantes et transparentes laissent négligemment tomber leur manteau au vestiaire, terminent leur mise en beauté, se croisent dans les escaliers de Castel, club privé de Saint-Germain-des-Prés aux salons décorés de velours rouge avec une discothèque.

«J’adore les contrastes, alors pour les pièces plus volumineuses de l’hiver, j’ai eu envie d’un petit espace. J’imaginais les mannequins en train de faire leur défilé entre elles», souligne Virginie Viard dans la note d’intention du défilé. «Je pensais aux défilés que Karl me racontait, à l’époque, il y a longtemps, où les mannequins s’habillaient et se maquillaient elles-mêmes».

L’ambiance est à la fête

Fermé à cause de la pandémie, Castel a été choisi pour «son côté petite maison où les mannequins s’amusent comme lors d’une soirée entre filles. C’est très sensuel», explique Virginie Viard. Tranchant avec la morosité du moment, l’ambiance est à la fête et le vestiaire invite à aller danser, avec des ballerines à paillettes ou en portant en sautoir des minaudières à strass.

La créatrice joue également les contrastes au niveau des volumes et des matières: un long manteau en tweed laisse apparaître des jambes nues chaussées de bottes volumineuses en fausse fourrure bouclée noire. Un tailleur-pantalon en tweed noir à petits carreaux en lurex bleu s’orne de fines bretelles en perles et d’une superposition de sautoirs. Des bottes bicolores façon «doudoune» se dézippent pour laisser la place à une bottine au talon argenté. Les combinaisons de ski en matelassé blanc brodé de motifs rouges et bleus, ou en tweed fuchsia, se portent avec des nu-pieds à brides.

«Cette collection est un mélange de deux influences: l’ambiance des sports d’hiver, que j’adore, et une certaine idée du chic cool parisien, des années 70 à aujourd’hui», souligne Virginie Viard. Certains looks rendent hommage à la Britannique Stella Tennant, mannequin et égérie de Karl Lagerfeld, qui s’est suicidée en décembre.

(AFP)

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