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ConsommationChaque Suisse a mangé près de 54 kg de viande en 2011

Les Suisses ont encore avalé un peu plus de viande l'an dernier. Avec 53,7 kilo de viande prête à la vente par habitant, la hausse est de 0,2% par rapport à 2010. Le porc est en tête.

La viande préférée des Suisses reste le porc, devant le boeuf et le veau.

La viande préférée des Suisses reste le porc, devant le boeuf et le veau.

Keystone

Si l'on tient compte des achats effectués de l'autre côté de la frontière, on peut même considérer que l'augmentation atteint près de 2%. La viande de porc reste la plus appréciée.

Avec 24,9 kg (-1,7, la viande de porc arrive en tête, suivie par le boeuf et le veau avec 14,5 kg (+1,1%), la viande de volaille avec 11,4 kg (+3,9%), ainsi que les poissons et les crustacés avec 8,9 kg (+0,8%), a communiqué jeudi l'Union Professionnelle Suisse de la Viande (UPSV).

La production indigène a enregistré une légère hausse de 0,9% alors qu'avec 80%, la part de la viande suisse sur le total de la consommation est restée pratiquement inchangée.

Concurrence de l'étranger

Les ventes du commerce de détail des entreprises artisanales n'ont enregistré qu'une hausse de 0,2%, ce qui reflète la faible croissance du marché interne. Plus de 22% des entreprises ont enregistré des baisses des ventes de 5% et plus, reflétant ainsi les conditions difficiles pour le marché suisse ainsi que la hausse constante des achats à l'étranger qui ont encore augmenté de 200 millions de francs pour atteindre près d'un milliard.

A l'inverse, plus de 19% des acteurs du marché ont enregistré une hausse du chiffre d'affaires de 5% et plus, probablement due pour l'essentiel à la réussite des fusions et à l'ouverture de filiales.

Aux côtés de l'Union suisse des paysans, l'économie carnée s'élève contre l'"impôt fédéral sur la viande" imposé par l'Etat. Depuis son entrée en vigueur en 2007, il représente une charge supplémentaire annuelle de près de 160 millions de francs pour la branche.

Parlement sollicité

Les deux organisations veulent demander au Parlement fédéral de réintroduire la prestation en faveur de la production suisse pour 40% de chacune des parts du contingent tarifaire de viande rouge, et de prévoir en parallèle des contributions à l'élimination pour la volaille.

Un tel règlement contribuerait à alléger les charges de la branche déjà violemment mise à l'épreuve par le tourisme des achats et les coûts toujours croissants des différents règlements.

L'UPSV, qui fête cette année ses 125 ans d'existence, peine à recruter des jeunes dans la profession et va lancer une campagne pour "corriger les préjugés envers les métiers de la viande". La branche réalise un chiffre d'affaires annuel global de plus de 10 milliards de francs et emploie environ 22'000 travailleurs.

(AP)

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