Actualisé 16.11.2018 à 06:45

ChocChats maltraités à Lausanne: déjà des demandes d’adoption

Le destin des deux chats abandonnés à Lausanne suscite une vive émotion. Mais le matou rescapé ne peut pas être adopté immédiatement.

par
Renaud Michiels
Ici, le chat survivant. Souffrant de multiples fractures au bassin, son compagnon d'infortune a dû être euthanasié.

Ici, le chat survivant. Souffrant de multiples fractures au bassin, son compagnon d'infortune a dû être euthanasié.

SVPA

Comme nous le relations jeudi matin, la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA) est scandalisée par l’abandon de deux chats, enfermés dans une boîte en carton et laissés près du refuge Sainte-Catherine, à Lausanne. L’un, l’«ossature en miettes», a dû être euthanasié. Et le second, qui semble en bonne santé même s’il a été retrouvé sale et amaigri? «Jeudi après-midi, nous avions déjà eu quelques demandes pour l’adopter», explique le porte-parole de la SVPA Stéphane Crausaz.

Des demandes extrêmement rapides mais pas si étonnantes, tant le cas suscite l’indignation – on trouve plus de 400 commentaires outrés sur la page Facebook de la SVPA. «Mais nous devons tempérer les ardeurs de ceux qui voudraient adopter ce chat. Car c’est la loi. En plus ce n’est pas forcément l’idéal si une telle demande se fait sous le coup de l’émotion», note Stéphane Crausaz.

Un délai légal de deux mois

C’est l’occasion de rappeler la loi: la SVPA n’a pour l’instant pas le droit de donner le chat rescapé. «Les animaux non réclamés dans un délai de 2 mois dès leur admission à la fourrière sont placés auprès d’un nouveau détenteur», précise en effet le règlement vaudois sur le séquestre et la mise en fourrière d’animaux. La SVPA ne pourra donc pas attribuer le matou avant deux mois. «C’est le temps qu’a le propriétaire légitime du chat pour se manifester, si ce n’est pas lui qui l’a enfermé dans ce carton», précise Stéphane Crausaz.

Un délai bien compréhensible, d’autant que pour ces deux chats on ne connaît pas le fin mot de l’histoire. Mais un délai qui ne devrait pas décourager ceux qui voudraient accueillir le chat survivant chez eux. «Ils peuvent toujours nous écrire par courrier ou mail et, si ce chat sera toujours à adopter, nous éplucherons ces courriers dans deux mois», conclut le porte-parole.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!