Sport: Cheerleaders romands aux JO
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SportCheerleaders romands aux JO

À leur propre surprise, les Lausanne Angels ont été sélectionnés pour représenter la Suisse en Corée. Une joie, mais il y a un défi de taille: le froid.

par
Fabien Feissli

Des sous-vêtements thermiques, des protège-cou, des gants et des bandeaux pour les oreilles. Un attirail bien loin de l’équipement habituel des cheerleaders. Sauf quand ceux-ci vont aux Jeux olympiques d’hiver. Car voilà, c’est le rêve fou que vivent actuellement 25 Romands du club des Lausanne Angels (20 femmes et 5 hommes), invités à participer aux Jeux de PyeongChang qui débutent ce vendredi en Corée du Sud. «Nous ferons des animations avant les remises de médailles, pendant les matches de hockey et avant la cérémonie de clôture», détaille Florence Léchot, présidente du club et coach de l’équipe. Conviés, tous frais payés, en compagnie de sept autres nations, les Vaudois participeront également à une compétition amicale à l’issue des Jeux. «C’est une expérience humaine incroyable pour nous, mais aussi l’opportunité de faire connaître notre sport, qui est reconnu par le CIO depuis un an», poursuit la responsable.

En attendant les –20 degrés annoncés dans cette région d’Asie, c’est encore en short que l’équipe peaufine les derniers détails de son programme dans une salle de gym de Renens (VD). Après un échauffement presque militaire, les voilà qui se lancent dans la réalisation de différentes pyramides humaines. Sous les encouragements nourris des différents entraîneurs et capitaines, les cheerleaders collaborent pour maintenir certains d’entre eux dans les airs. Un équilibre précaire qui peut se rompre au moindre faux mouvement. «C’est un sport nécessitant une grande confiance en soi ainsi qu’en ses coéquipiers. Cela pousse à dépasser ses limites», observe Florence Léchot. Le tout sans oublier d’appliquer l’ordre qui ne cesse de fuser durant toute la séance: «Smile (ndlr: souriez)

«Côtoyer nos idoles»

Malgré toute l’application des Lausanne Angels, la coach reconnaît sans peine l’écart de niveau avec les autres cheerleaders invités aux joutes olympiques. «Ce sont des équipes incroyables et professionnelles. Nous allons côtoyer nos idoles, l’intensité physique risque d’être élevée pour nous», pointe-t-elle. Mais cela ne fait que rajouter à son plaisir de se rendre en Corée. «On va fièrement représenter la Suisse avec notre niveau, nos deux entraînements par semaine et le fait que beaucoup chez nous ont débuté à 20 ans. Le plus important, c’est de partager notre passion et de donner une bonne image de notre sport.»

D’ailleurs, Florence Léchot raconte avoir été très surprise de l’opportunité qui leur était offerte. «Au début, j’ai cru à une caméra cachée. On n’en revenait pas», explique-t-elle, soulignant que les huit équipes ont été sélectionnées grâce aux excellents résultats de leurs pays respectifs en sports d’hiver. «On se réjouit déjà d’aller encourager les athlètes suisses pour les remercier», sourit-elle. Et l’année ne fait que débuter puisque quelques semaines plus tard, en avril, les Lausanne Angels participeront également aux championnats du monde, en Floride.

Non, ce ne sont pas des pom-pom girls!

Présidente des Lausanne Angels, Florence Léchot pointe la différence principale entre les deux disciplines: «Les pom-pom girls font de l’encouragement au bord du terrain; le cheerleading est un sport de compétition, avec un jury qui attribue des notes techniques et d’exécution.»

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