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ReligionChez les catholiques, la technophilie l'emporte sur la technophobie

En s'exprimant sur le smartphone, le pape François rappelle que l'Église n'a cessé de s'interroger sur les techniques.

par
Michel Audétat
Le pape François n'hésite pas à poser pour des selfies lorsqu'il rencontre des fidèles.

Le pape François n'hésite pas à poser pour des selfies lorsqu'il rencontre des fidèles.

Eric Thayer, AFP

Le paradoxe du téléphone, c'est qu'il nuit à la conversation. Le pape François s'en est inquiété la semaine dernière, en dénonçant les méfaits du portable à l'Université La Sapienza de Rome: «Quand on est à table et qu'on parle avec un autre sur son téléphone, c'est le début de la guerre car il n'y a pas de dialogue!»

La «guerre», vraiment? Ce mot dramatique trahirait-il chez François un vieux fond de technophobie? Son prédécesseur, lui aussi, s'était méfié de certaines technologies: dans une homélie de 2011, Benoît XVI avait pointé le risque d'une société numérique qui confondrait «le réel et le virtuel», «le vrai et le faux». La technophobie serait-elle chez elle au Vatican?

C'est plutôt l'inverse qui est vrai: face à la déferlante d'innovations techniques qui nous submerge depuis la Révolution industrielle, l'Église catholique a montré infiniment plus de bienveillance (voire de fascination) que de répulsion. Prenons l'encyclique Miranda prorsus de Pie XII, qui date de 1957 et qui débute ainsi: «Les merveilleux progrès techniques dont se glorifie notre époque sont assurément les fruits du génie et du travail de l'homme, mais ils sont d'abord des dons de Dieu…»

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L'application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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