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footChili : le sélectionneur Jorge Sampaoli sur le départ, reporte sa décision

Santiago du Chili, 13 jan 2016 (AFP) - Six mois après avoir remporté la Copa America 2015 avec "la Roja", le sélectionneur du Chili, l'argentin Jorge Sampaoli, dont le départ semblait mercredi imminent, a reporté sa décision en déclarant vouloir "continuer à vivre" au Chili.

Contre toute attente, l'Argentin n'a pas donné d'indication sur son avenir, mercredi soir lors d'une conférence de presse à Santiago, semblant même en contradiction avec ses déclarations précédentes. "Ce n'est pas vrai que je ne veux pas vivre ou travailler au Chili, au contraire, je veux dissiper ce malentendu. Cela fait sept ans que je suis là et j'y ai vécu des moments inoubliables. Mon projet social et affectif continue d'être lié au Chili, je veux continuer à vivre à Santiago", a-t-il assuré. Deux jours avant, il avait déclaré au site chilien "Faro Deportivo" que "dans cette ambiance", il ne voulait "plus travailler ou vivre dans le pays". "Je n'aurais jamais imaginé que l'image d'un idole qui a tant donné au football chilien serait détruite en si peu de temps". "Mon honneur et ma dignité ont été bafoués en prétendant établir un lien avec les actes corrompus du précédent président (de la Fédération chilienne). C'est incroyable et inacceptable", avait-il ajouté. Un climat de crise entoure le football chilien après la démission mi-novembre de l'ancien président de la fédération Sergio Jadue, impliqué dans le scandale de corruption de la Fifa. Il collabore depuis avec la justice américaine aux Etats-Unis. L'Argentin, qui a débarqué d'un vol en provenance de Zurich où il a assisté à la cérémonie de remise des prix de la Fifa, est sorti de l'aéroport mercredi entouré de caméras et de fans qui l'insultait. En outre, certains médias locaux ont affirmé que Sampaoli serait coupable d'évasion fiscale et détiendrait un compte bancaire dans un paradis fiscal. Le 4 janvier, l'ancien joueur et entraîneur Arturo Salah a été élu nouveau président de la fédération chilienne. Arturo Salah avait ensuite confirmé Jorge Sampaoli dans ses fonctions, se refusant à le libérer à moins qu'il ne s'acquitte de six millions de dollars, comme le prévoit sa clause de départ. Arrivé il y a trois ans à la tête de la "la Roja", Sampaoli refuse de payer et s'était déclaré "otage" de la fédération chilienne. Si le départ de Sampaoli se confirme, les noms de l'Argentin Marcelo Bielsa, très apprécié au Chili après avoir dirigé avec succès l'équipe chilienne (2007-2010), ou de son compatriote Eduardo Berizzo, actuel entraîneur du Celta de Vigo, circulent dans la presse locale. Outre les éliminatoires pour le Mondial-2018 qui se profilent, le Chili devra défendre son titre lors de la Copa Centenario, la Copa America du centenaire, organisée cet été aux Etats-Unis. gfe/pa/tup/sk

(AFP)

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