Football: Christian Binggeli: «On ferait peut-être mieux de tout arrêter»

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FootballChristian Binggeli: «On ferait peut-être mieux de tout arrêter»

Dans la foulée des mesures prises vendredi, le président de Neuchâtel Xamax serait partisan d’un arrêt des championnats professionnels. Il explique pourquoi.

par
Nicolas Jacquier
Christian Binggeli.

Christian Binggeli.

KEYSTONE

Attendu ce samedi à Aarau, NE Xamax pourrait encore évoluer devant quelques milliers de spectateurs réunis au Brügglifeld. Mais le club de la Maladière, conséquence des mesures entérinées ce vendredi par le conseil d’État neuchâtelois, recevra ses prochains adversaires obligatoirement à huis clos.

«On est vraiment dans la grosse m…» C’est un Christian Binggeli désabusé qui s’exprime. «On ferait peut-être mieux de tout arrêter un moment, le temps de laisser passer la deuxième vague, et de reprendre quand la situation sanitaire se sera améliorée.»

«Faire du foot à huis clos, ce n’est déjà plus du football»

Christian Binggeli, président de NE Xamax

Le président de Xamax n’est pas loin de souscrire à la proposition de Christian Constantin, partisan de disputer un mini-championnat au printemps (18 matches aller-retour), si les circonstances le permettent. «Ce qui se passe actuellement n’est pas très juste au niveau de l’éthique sportive, estime M. Binggeli. C’est en train de devenir un véritable casse-tête. Faire du foot à huis clos, ce n’est déjà plus du football. Je me fais aussi du souci pour la santé des joueurs. J’ai le sentiment que tout le monde peut attraper quelque chose…»

1000 spectateurs pour le LS

Dans le canton de Vaud, les joueurs du Lausanne-Sport devront quant à eux évoluer à l’avenir devant une jauge limitée à 1000 spectateurs. Actuel 2e de Super League, le néo-promu vaudois «inaugurera» ainsi son nouveau stade de la Tuilière en petit comité, le 29 novembre à l’occasion de la réception d’YB.

«On est vraiment mal. C’est une deuxième claque et elle fait encore plus mal que la première»

Vincent Steinmann, directeur administratif du LS

Directeur administratif du LS, Vincent Steinmann accuse le coup. «On est vraiment mal, réagit-il. C’est une deuxième claque et elle fait encore plus mal que la première. On n’a aucune garantie sur la suite… Si l’on prenait le parti de tout stopper comme certains le suggèrent, on fait quoi si l’on ne recommençait pas?»

Si le club vaudois peut compter sur la précieuse surface financière d’Ineos, son propriétaire, il n’en demeure pas moins que l’avenir du sport professionnel dans notre pays s’écrit aujourd’hui au conditionnel. «On est en train de toucher à la survie même du sport pro en Suisse», reconnaît M. Steinmann.

Même traitement pour Servette

Soixante kilomètres plus à l’ouest, même restriction pour le Servette FC. Alors que la capacité de la Praille en mode Covid-19 avait été fixée à 19’300 places, le club «grenat» ne pourra pas accueillir dorénavant plus de 1000 personnes, à choisir parmi ses abonnés.

Cette jauge des 1000 personnes vaut aussi pour le SLO, au niveau de la Challenge League, quand bien même l’affluence du club de Vidy demeure beaucoup plus modeste.

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