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FOOTBALLChristian Constantin: «Les gars se sont bien démerdés»

Au sortir du billet de qualification validé par le FC Sion à Lausanne (0-2), le président sédunois a apprécié la réaction de ses joueurs. Le système de l’autogestion va se poursuivre au-delà du match de samedi à Zurich.

par
Nicolas Jacquier
Christian Constantin était satisfait du comportement de ses joueurs.

Christian Constantin était satisfait du comportement de ses joueurs.

Reuters

Christian Constantin, outre la qualification, que retenez-vous de la première sortie officielle du FC Sion de Gennaro Gattuso?

Le but recherché a été atteint. Les gars se sont bien démerdés, c’est ce que je leur avais demandé. On a ainsi pu voir ce qu’ils avaient dans le bide. Sur un terrain gelé, le but n’était pas de soigner le jeu ni de faire du panache, mais de se comporter en hommes. En cela, mes joueurs ont montré qu’ils en avaient...

Offensivement, la solution est venue d’un banni, Vilmos Vanczak. Tout un symbole, non?

Certainement. Vilmos a subi un traitement incompréhensible ces dernières semaines, surtout si l’on songe que c’est un type au comportement irréprochable. Face à cette injustice, ses coéquipiers ont affiché une certaine solidarité. Si je n’avais que des Vanczak dans le groupe, on n’en serait pas là aujourd’hui, et tout serait réglé au niveau de la mentalité. Quand j’ai vu le coup franc, j’ai pensé que l’on allait marquer. Je l’avais d’ailleurs déjà prédit la veille… C’est un standard sur balles arrêtées que l’on maîtrise bien.

Combien de temps la solution retenue, celle de l’autogestion, sans entraîneur désigné sur le banc, va-t-elle durer?

Maintenant que l’on gagne, je n’ai aucune raison de changer ce qui fonctionne. En rugby, cela se pratique couramment. En football, on va peut-être revenir à la mode de l’entraîneur-joueur, comme en son temps Chelsea avec Vialli.

Victor Muñoz était hier soir dans les tribunes de la Pontaise, et non à Saint-Gall pour y suivre Wil - Zurich comme vous le lui aviez demandé...

J’en ai pris bonne note. Je lui avais demandé de préparer notre prochain match de championnat en allant superviser Zurich. Il avait manifestement mieux à faire, et surtout pas l’envie de se déplacer aussi loin. En matière de préparation pour ce qui nous attend dans 48 heures, ce n’est pas l’idéal.

Un mot sur le tirage au sort des demi-finales?

Recevoir Bâle à Sion, ce n’est pas loin d’être le tirage au sort parfait si l’on veut aller au bout. Quand bien même les quatre équipes toujours présentes dans le dernier carré possèdent chacune les mêmes chances théoriques de soulever la Coupe.

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