15.12.2019 à 09:55

Christian Zermatten: «Il faut retrouver la joie de jouer»

Football

Avant le derby romand de ce dimanche contre Xamax, le coach intérimaire du FC Sion évoque la complexité de son mandat.

Keystone

A Bâle, voici une semaine, Sion, fessé 4-0 au parc Saint-Jacques, n’a pas existé, ce qu’admet Christian Zermatten. Mais le successeur intérimaire de Stéphane Henchoz (une mission qu’il partage avec Sébastien Bichard) s’inscrit en faux contre la phrase assassine de Barthélémy Constantin aux yeux duquel «cette équipe est morte».

«Ce n’est pas que Sion soit mort, estime Zermatten, c’est que le FC Bâle était simplement meilleur que nous dans tous les domaines, de A jusqu’à Z. Il faut juste avoir l’humilité de le reconnaître. Cela ne sert à rien de trop cogiter sur ce qui s’est passé à Bâle, ce n’est pas ça qui va nous ramener des points.» Soit. Quel que soit le qualificatif apposé donc à la «performance» valaisanne sur les bords du Rhin, il reste un dernier match à disputer en 2019, qui se trouve être un derby romand.

En l’emportant ce dimanche après-midi, Sion mettrait son hôte neuchâtelois à 10 points, ce qui lui permettrait d’aborder plus sereinement ses échéances de Coupe de Suisse au printemps et, pour le coup, de faire de la conquête du trophée son véritable objectif.

«A Sion, on change trop souvent les plans des fondations»

Avant cela, il incombera d’affronter à la fois la possible colère de Tourbillon et un adversaire qui joue tout aussi gros sinon même davantage. Entre les potentielles foudres d’un public trop souvent trompé cette année et un adversaire souvent imprévisible, que Sion doit-il le plus redouter? «Je préfère dix fois jouer chez nous qu’aller à Neuchâtel. Tourbillon doit redevenir ce qu’il a été, je sais que c’est compliqué, cela suppose un changement de mentalité alors que là, on est dans l’urgence.»

Durant la semaine, les Sédunois se sont efforcés de remettre le ballon au centre de leurs préoccupations quotidiennes. «Ce qui est grave, reprend leur coach, c’est lorsque l’on ne travaille pas. Or je ne peux pas reprocher aux gars de ne pas travailler. Ce qu’il faut, hormis la force du travail, c’est retrouver la simple joie de jouer.»

Avec un objectif précis: «On ne doit pas laisser passer l’occasion de terminer l’année sur une belle note. Quand on termine bien l’année, on commence souvent mieux la suivante.»

Contre Xamax, jamais aussi dangereux que lorsqu’il peut s'exprimer en contres, Sion aura vraisemblablement le ballon dans les pieds. Pour en faire quoi? «Il ne faut pas en avoir peur. J’ai une équipe qui aime jouer, j’ai des manieurs de ballon.» Seul le manque de stabilité, notamment dans le secteur défensif, un domaine marqué par d’incessants changements, freine toujours l’expression collective. «A Sion, constate le dépanneur Zermatten, on change trop souvent les plans des fondations au moment de devoir construire.»

Si l’enjeu mathématique du jour n’échappe à personne, le rendez-vous sera aussi particulier pour ses deux techniciens intérimaires, lesquels, sauf surprise, devraient en rester là, avec un bilan comptable insuffisant par rapport à l’ultimatum chiffré que leur avait imposé Christian Constantin. «Notre durée de vie sur le banc était limitée. On avait reçu un mandat…»

N.JR, Riddes

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