Actualisé 03.05.2018 à 13:34

MusiqueCinéma: plongez dans le «Monde de Hans Zimmer»!

Le génie du 7e art présente ses musiques de films les plus célèbres avec un orchestre de 80 musiciens. Une halte est prévue à Genève.

par
Trinidad Barleycorn, Berlin
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29 avril 2018: représentation de «The World of Hans Zimmer» à Berlin.

29 avril 2018: représentation de «The World of Hans Zimmer» à Berlin.

Dimanche 29 avril 2018: Hans Zimmer avant la représentation de «The World of Hans Zimmer» à la Mercedes-Benz Arena de  Berlin.

Dimanche 29 avril 2018: Hans Zimmer avant la représentation de «The World of Hans Zimmer» à la Mercedes-Benz Arena de Berlin.

EPA/HAYOUNG JEON
Hans Zimmer.

Hans Zimmer.

EPA/HAYOUNG JEON

Le silence était total dans la grande Mercedes-Benz Arena de Berlin pleine à craquer, avant le début du nouveau show, «The World of Hans Zimmer», dimanche. Les premières notes de «The Dark Knight Rises» résonnent, s’amplifient, portées par un orchestre symphonique. La plongée dans l’univers du compositeur de 60 ans, qui mène Hollywood à la baguette, est totale grâce au montage des extraits de films, choisis par le maestro lui-même. Durant plus de deux heures, vont s’enchaîner avec superbe, uniquement interrompues par les applaudissements nourris, ses musiques connues de tous. Celle du «Roi lion»: c’est Hans Zimmer. Celle de «Da Vinci Code»: c’est lui aussi. «Mission: Impossible 2», «Inception», «Madagascar», «Pirates des Caraïbes», «Pearl Harbor», «Hannibal», «Gladiator» ou «Kung Fu Panda»: lui encore.

Avec plus de 150 compositions originales pour le cinéma, l’Allemand Hans Zimmer, naturalisé américain, a de la matière pour cette deuxième tournée, après son coup d’essai en 2016. Mais cette fois, le compositeur a vu les choses plus grandes: un orchestre symphonique, 20 choristes et presque autant de solistes pour habiter chaque recoin des arénas qui accueillent ce concert événement.

En tout, quinze morceaux ont été retenus par Hans Zimmer, après de longues hésitations. Le travail a été dantesque: il a refait les arrangements pour un symphonique. Il a également enregistré des séquences, projetées sur écran géant, où il commente son œuvre.

Apparition surprise

Mais attention: cette fois contrairement à sa tournée en 2016, Hans Zimmer n’est pas annoncé sur scène. Il s’en remet à son chef d’orchestre Gavin Greenaway, avec lequel il collabore depuis un quart de siècle. «Je l’ai connu enfant», confie Hans Zimmer avant la représentation. Comment a-t-il choisi la playlist? «C’était difficile. Au début, le show durait quatre heures! La production m’a demandé de le raccourcir. Alors j’ai conservé «Da Vinci Code» et «Hannibal» dont je suis particulièrement fier. «Le Roi lion» devait évidemment y figurer aussi», dit-il du seul de ses chefs-d’œuvre qui lui a valu un Oscar. Il poursuit: «J’ai aussi choisi «Gladiator» parce que je voulais que ma grande amie Lisa Gerrard vienne le chanter. Et j’ai gardé les titres qui représentaient des challenges afin que les musiciens ne s’ennuient pas trop!» Pour Hans Zimmer, le morceau le plus difficile à créer a été celui qui ouvre le show: «Quand j’ai composé cette petite suite de notes qui caractérisent «Batman Begins», je n’imaginais pas qu’il y aurait des sequels. Il a donc fallu la réinventer pendant des années!»

Il est passé 23 heures, quand les notes de piano envoûtantes d’«Inception» retentissent dans l’Arena. Sur l’écran, on découvre que c’est Hans Zimmer qui les joue. Lui, dont le premier prof de piano l’avait jeté du cours et qui avait dit à sa mère qu’il ne serait jamais musicien. Surprise sur la scène: la star, en chair et en os, débarque avec sa basse. Une exception pour ce show d’ouverture qui lui vaut une standing-ovation. «Je vous dis bonjour et au revoir en même temps», s’excuse presque Zimmer, avant de s’éclipser, laissant la scène à ses musiciens.

Quelques musiques inoubliables de Hans Zimmer...

«Thelma & Louise» (1991)

«Le roi Lion» (1994)

«Pirates des Caraïbes 2» (2006)

«Batman Begins» (2005)

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