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RussieCinq autres membres de Greenpeace libérés

Cinq membres de l'équipage du navire de Greenpeace arraisonné en septembre sont sortis de prison jeudi à Saint-Pétersbourg, après la libération la veille de la Brésilienne Ana Paula. Quant au Suisse Marco Weber, sa caution devait être payée dans la journée.

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L'activiste de Greenpeace Marco Weber est de retour en Suisse. Il a pu quitter la Russie après avoir obtenu un visa de sortie. (30 décembre 2013)

L'activiste de Greenpeace Marco Weber est de retour en Suisse. Il a pu quitter la Russie après avoir obtenu un visa de sortie. (30 décembre 2013)

Keystone
La justice russe a mis fin à de nouvelles poursuites contre des militants de Greenpeace inculpés après une action dans l'Arctique, dont le Zurichois Marco Weber. (25 décembre 2013)

La justice russe a mis fin à de nouvelles poursuites contre des militants de Greenpeace inculpés après une action dans l'Arctique, dont le Zurichois Marco Weber. (25 décembre 2013)

Keystone
La Russie amnestie les 30 activistes de Greenpeace, dont le Zurichois Marco Weber et le groupe contestataire Pussy Riot et. (18 décembre 2013)

La Russie amnestie les 30 activistes de Greenpeace, dont le Zurichois Marco Weber et le groupe contestataire Pussy Riot et. (18 décembre 2013)

Keystone

Les cinq libérés ont pu quitter la prison après le versement de la caution de 2 millions de roubles (environ 50'000 francs) pour chacun. Parmi eux figure le porte-parole de Greenpeace en Russie, Andreï Allakhverdov.

Quant au Suisse Marco Weber, sa caution devait être payée dans la journée.

«Ce n'est pas un point final, mais une virgule» pour l'instant, a déclaré Denis Siniakov, qui venait de retrouver son épouse, devant une foule de journalistes. Les 30 membres de l'équipage arrêtés en septembre après une action contre une plateforme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique ont été inculpés de piraterie et de hooliganisme.

Restrictions pour les étrangers?

Une première activiste, Ana Paula était déjà sortie de prison mercredi. La Brésilienne a dû fournir aux enquêteurs son adresse temporaire à Saint-Pétersbourg, avant d'être libérée, mais il n'était pas clair si elle pouvait quitter la Russie, a précisé un représentant de Greenpeace, Mikhaïl Kreïndline.

La même incertitude vaut pour le Suisse Marco Weber, dont la caution devait être versée jeudi par Greenpeace, a indiqué à l'ats Mathias Schlegel, porte-parole de l'ONG. Il devrait quitter la prison vraisemblablement vendredi.

Les citoyens russes ne se sont quant à eux pas vu interdire de quitter la ville. MM. Siniakov et Allakhverdov ont indiqué qu'ils rentreraient à Moscou mais qu'ils se rendraient régulièrement à Saint-Pétersbourg pour les audiences judiciaires. Les enquêteurs ont conservé leurs passeports leur permettant de quitter le pays.

Une seule détention prolongée

Jeudi, la justice russe a décidé de libérer sous caution six nouveaux militants, portant à 26 le nombre de ceux qui bénéficient de cette mesure. Jusqu'à présent, seul l'Australien Colin Russell a vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février. L'ambassadeur australien en Russie, Paul Myler, a indiqué qu'il ferait appel.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi que même si les buts de Greenpeace étaient louables, «la fin ne justifiait pas les moyens». L'action de Greenpeace visait à dénoncer les risques de l'exploitation pétrolière dans l'Arctique, une zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

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