02.10.2020 à 16:13

Hockey sur glaceCinq choses à retenir de la «première» de MacTavish

L’entraîneur du LHC a laissé transparaître quelques tendances, jeudi soir, en ouverture de championnat face à Langnau (5-2).

par
Jérôme Reynard
Craig MacTavish a réussi ses véritables débuts, jeudi soir à la Vaudoise aréna.

Craig MacTavish a réussi ses véritables débuts, jeudi soir à la Vaudoise aréna.

KEYSTONE

En fin de saison dernière, lorsque Craig MacTavish avait remplacé Ville Peltonen à la veille de la 49e journée du championnat, il n’avait quasi pas pu agir sur son groupe, faute de temps. Depuis, le coach a eu tout un (long) été pour façonner le LHC à sa manière. Et la première vraie sortie officielle des Lions version «MacT», jeudi soir face à Langnau (5-2), a laissé entrevoir la patte de l’Ontarien.

Un style agressif

C’était annoncé. Cela s’est très vite remarqué. Avec Craig MacTavish, Lausanne devrait être une équipe travailleuse, agressive. Elle l’a globalement été contre les Emmentalois. Un fore-checking intense et des mises en échec appuyées (sous l’impulsion de ses joueurs de rôle), ainsi qu’un style de jeu vertical en possession du puck, avec beaucoup de lancers sur la cage (42 tirs cadrés). Le LHC s’est attelé à mettre son adversaire sous pression, si l’on excepte les quelques moments de flottement qu’il a connus. Le fera-t-il aussi en déplacement? Premiers éléments de réponse ce vendredi soir à Bienne.

De la réactivité

A propos de moments de flottement, l’entame de la troisième période en a été un. Les Lions étaient comme on dit «restés au vestiaire». L’intervention n’a pas permis d’empêcher la réduction du score des Tigers (43e), mais le temps-mort demandé par «MacT» à la 42e, à 3-1 pour son équipe, a plutôt tranché avec ce à quoi on était habitué à Lausanne.

Six défenseurs

Septième défenseur sur la feuille de match, Justin Krueger a patiné durant 2’06’’ seulement: 1’19’’ en infériorité numérique (à 3 contre 5!) et 47 secondes lors du tout premier shift de la soirée. Pour le reste, à 5 contre 5, le LHC a tourné à six défenseurs. «Selon moi, dans une rencontre, il n’y a pas assez de temps de jeu à répartir pour sept défenseurs, nous racontait dernièrement Craig MacTavish. Je préfère miser sur six joueurs sans toucher à mes paires, question de rythme et d’automatismes. Du moins sur le principe. Les circonstances peuvent bien sûr m’amener à penser différemment.»

Le patron, c’est Barberio

27’11’’. C’est le temps de jeu dont a bénéficié Mark Barberio jeudi. C’est énorme. Le coach ontarien voulait-il mettre dans le rythme son nouveau défenseur canadien? A-t-il agi de la sorte dans le but de favoriser l'adaptation de l’ancien joueur de Colorado au hockey européen et se spécificités? Toujours est-il que le patron des Lions a été utilisé à toutes les sauces.

Une confiance en chacun

La semaine dernière, Craig MacTavish nous expliquait son penchant pour les coéquipiers modèles. Jeudi, il a offert un temps de jeu honorable à sa quatrième ligne, exemplaire d’intensité et emmenée par le jeune Ken Jäger au centre (13’08’’ de présence). Treizième attaquant sur la feuille de match, Benjamin Antonietti a griffé la glace durant plus de sept minutes, dont 1’59’’ en infériorité numérique. La preuve que l’entraîneur lausannois compte sur tous les profils à sa disposition? A confirmer dès ce vendredi à Bienne, face à une toute autre opposition que le petit Langnau de jeudi.

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1 commentaire
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Caribou

02.10.2020 à 17:14

En voilà un qui a réussi dans la vie...il a sa Rolex !