17.10.2020 à 09:13

Professeur décapité en FranceCinq nouvelles gardes à vue, l'identité de l'assaillant confirmée

Il y a désormais neuf personnes en garde à vue dans l’affaire de la décapitation d’un professeur d’histoire. Un hommage national sera rendu.

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Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi.

Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi.

KEYSTONE

Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi après la décapitation d’un professeur d’histoire près d’un collège de la banlieue ouest de Paris, portant à neuf le nombre total de personnes en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire.

Parmi les cinq nouvelles personnes, figurent deux parents d’élève – un homme et son épouse – du collège de Conflans-Sainte-Honorine, où travaillait la victime. Ces personnes avaient eu un différend avec l’enseignant sur les caricatures de Mahomet que l’enseignant avait montrées en classe.

Trois personnes de l’entourage non familial de l’assaillant ont par ailleurs été interpellées. Quatre autres personnes, dont un mineur, issues de l’entourage familial du suspect, avaient été arrêtées auparavant à Evreux (nord-ouest).

L’identité de l’assaillant, sur lequel avait été trouvée une pièce d’identité, a par ailleurs été confirmée par les enquêteurs, selon la source judiciaire. Il s’agit d’un jeune Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou.

Il était connu pour des antécédents de droit commun, mais disposait d’un casier vierge, et n’était pas connu pour sa radicalisation.

Un hommage national sera rendu

L’Elysée a indiqué samedi qu’un «hommage national» serait rendu à l’enseignant décapité vendredi dans les Yvelines, qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Cet hommage, dont la date n’est pas encore fixée, est organisé en coordination avec la famille, a précisé l’Elysée à l’AFP.

Emmanuel Macron s’était rendu dès vendredi soir sur les lieux de l’attaque, à Conflans-Saine-Honorine, où il avait dénoncé un «attentat islamiste caractérisé». «D’autres expressions et annonces sont prévues après les réunions du week-end», ont encore indiqué les services de la présidence de la République.

«Tous et toutes nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble», avait martelé le chef de l’Etat vendredi, lors d’une allocution devant le collège Bois d’Aulne où enseignait ce professeur d’histoire.

«Un de nos concitoyens a été assassiné aujourd’hui parce qu’il enseignait, parce qu’il a prôné à des élèves la liberté d’expression, la liberté de croire et de ne pas croire», avait-il ajouté.

Le Premier ministre prend la parole

Samedi matin, le Premier ministre, Jean Castex, a martelé que «nos enseignants continueront à éveiller l’esprit critique des citoyens de la République, à les émanciper de tous les totalitarismes et de tous les obscurantismes», dans un message publié sur Twitter. «Nous n’avons pas l’intention de ne pas réagir face à ces agissements inadmissibles», a par ailleurs assuré le chef du gouvernement à des syndicats enseignants qu’il a rencontrés dans la matinée.

Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, s’est aussi exprimé.

La présidente de la commission européenne adresse ses «pensées» aux enseignants

(ATS/NXP)

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