Colombie: Cinq personnes tuées par des inconnus armés

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ColombieCinq personnes tuées par des inconnus armés

Des inconnus armés ont attaqué un village, samedi. Une cinquantaine d'habitants ont été déplacés.

Image d'illustration.

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AFP

Au moins cinq personnes ont été tuées lors de l'attaque par des inconnus armés d'un village de l'ouest de la Colombie, qui a occasionné le déplacement forcé d'une cinquantaine d'habitants, ont annoncé dimanche les autorités.

Les faits se sont produits samedi dans le département du Choco, le plus pauvre de Colombie, où la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) et les gangs criminels s'affrontent pour le contrôle du territoire.

«Je condamne de la manière la plus catégorique l'assassinat de cinq personnes dans le Choco. J'ai ordonné que les responsables soient immédiatement poursuivis», a écrit le président colombien Juan Manuel Santos sur son compte Twitter.

L'attaque contre ce village appelé El Litoral de San Juan a été annoncée par le Défenseur du peuple, un organisme public chargé de la défense des droits de l'homme et qui fait aussi office de médiateur.

L'organisme a dénoncé «un déplacement massif de population» qui a concerné «au moins 14 familles composées de 52 personnes (18 enfants et 34 adultes)». Son directeur Carlos Negret a appelé les autorités à retrouver les responsables.

Violences

Au début du mois, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU s'était dit très préoccupé par la hausse des déplacements forcés en raison de «récents combats» en Colombie.

Selon le HCR, les populations les plus touchées sont «les communautés d'origine afro et les indigènes» de la côte Pacifique, dans le Choco notamment.

Le gouvernement colombien a entamé en février des négociations avec l'ELN, quelques mois après un accord de paix avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la plus importante du pays.

Le conflit armé colombien a, au fil des décennies, impliqué une trentaine de guérillas, des paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260'000 morts, plus de 60'000 disparus et quelque 6,9 millions de déplacés.

(afp/ats)

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