Nigeria  - Cinq policiers tués dans une attaque contre un commissariat
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Nigeria Cinq policiers tués dans une attaque contre un commissariat

Le Sud-Est du pays fait face à une augmentation de la violence contre les forces de l’ordre. Ces attaques seraient l’œuvre d’un groupe indépendantiste.

Ces attaques plongent un peu plus le Nigeria dans la violence. Les kidnappings d’étudiants sont aussi courants.  

Ces attaques plongent un peu plus le Nigeria dans la violence. Les kidnappings d’étudiants sont aussi courants.

AFP

Cinq policiers ont été tués lundi soir dans une nouvelle attaque armée contre un commissariat dans le sud-est du Nigeria, a-t-on appris mardi, auprès de la police de l’Etat d’Imo.

Le Sud-Est du Nigeria connaît une recrudescence d’attaques visant les forces de sécurité, que les autorités attribuent à des membres de l’Ipob (Indigenous People of Biafra), un groupe séparatiste qui milite pour l’indépendance du Biafra.

«Des hommes non identifiés ont attaqué le commissariat de la zone sud de la ville de Okigwe», a confirmé à l’AFP le porte-parole de la police de l’Etat d’Imo, Orlando Ikokwu. «Cinq policiers ont été tués tandis qu’un autre est porté disparu», a-t-il aussi déclaré.

Des habitants de Okigwe ont cependant affirmé avoir vu les corps de six policiers tués. «Lundi en début de soirée, nous avons vu des hommes dans un minibus s’approcher de la station de police, tirer sur l’entrée, et tuer six policiers qui tentaient de leur résister», a déclaré l’un d’eux, Festus Okoye.

Escalade de violence

A Owerri, capitale et autre grande ville de l’Etat d’Imo, des affrontements ont également éclaté entre des hommes armés et des forces de sécurité lundi soir, selon plusieurs témoins à l’AFP.

«Il y a eu de nombreux coups de feu hier soir, mais nous sommes toujours en train de vérifier ce qu’il s’est passé», a affirmé à l’AFP le porte-parole de la police.

Ce week-end, la résidence du gouverneur de ce même Etat avait été attaquée. Des hommes y ont lancé des cocktails Molotov et tué trois policiers.

De même, dans l’Etat voisin de Rivers, au moins cinq membres des forces de sécurité, dont trois douaniers, ont été tués par des hommes armés, ce week-end.

Les tensions entre le pouvoir central et les séparatistes d’Ipob restent fortes dans la région, plus de 50 ans après la fin de la terrible guerre civile du Biafra (1967-1970) qui a fait près d’un million de morts, en majorité issus de l’ethnie locale igbo.

L’Ipob a publié au début de l’année des vidéos d’une nouvelle milice, baptisée «Réseau sécuritaire de l’Est» (ESN), dans lesquelles on peut voir des dizaines, voire des centaines de combattants à l’entraînement.

(AFP)

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