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FestifCinquante nuances de spritz

Ce cocktail né en Italie a conquis le monde il y a quelques années. Si sa recette classique reste la plus demandée, il se prête à d’infinies variantes.

par
Frédéric Rein
L’histoire du spritz remonte au XIXe siècle.

L’histoire du spritz remonte au XIXe siècle.

WebSubstance/ iStock

Le prosecco lui confère son côté festif, l’Aperol (apéritif à base d’orange amère, gentiane, rhubarbe et autres plantes) sa touche d’amertume, l’eau gazeuse sa légèreté, les glaçons sa fraîcheur et la rondelle d’orange, assortie à sa robe rougeoyante, la touche décorative. Autant d’atouts qui ont permis au spritz, qui fleure bon la dolce vita, de s’imposer depuis quelques années déjà dans l’univers de la mixologie, aux côtés du mojito, du cosmopolitan et de la caïpirinha.

«En 2011, le spritz a intégré le giron des 60 cocktails codifiés par l’Association internationale des barmen, ce qui a permis sa diffusion globale et contribué à son succès, qui n’a d’ailleurs jamais faibli, à l’heure de l’apéritif», explique Andrea Bartolini, chef de bar chez Bottle Brothers, qui compte deux établissements à Genève, un à Lausanne et un quatrième dans la station valaisanne de Verbier.

Yoann Leroy, cogérant de Style & Drinks, traiteur genevois qui gère la société de barmen à domicile Le Bar à Spritz, liste les ingrédients qui expliquent sa popularité: «Un regain d’intérêt pour les boissons amères, un visuel facilement identifiable, un prix plus abordable que les autres cocktails et un pourcentage d’alcool pas trop élevé.»

Si l’engouement est récent, les origines remontent toutefois au XIXe siècle, alors que la Vénétie était envahie par les Autrichiens. Comme le vin local étant trop fort au goût des soldats, ils le diluaient dans de l’eau pétillante contenue dans un siphon, qui permettait de servir l’eau en jet – d’où son nom dérivé de l’allemand «spritzen», asperger. «Il y a toutefois un abus de langage, car le vrai spritz devrait être du vin mélangé à de l’eau pétillante, boisson encore très en vogue en Italie, précise Andrea Bartolini. Ce n’est qu’au début du XXe siècle, quand monsieur Barbieri, l’inventeur de l’Aperol, en ajouta dans les verres qu’il a pris sa forme actuelle pour se faire appeler spritz italien ou vénitien.»

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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