Interview: Clara Morgane: ses premières et dernières fois
Actualisé

InterviewClara Morgane: ses premières et dernières fois

La Française a accepté de se remémorer quelques souvenirs avant de débarquer pour le réveillon à Genève avec son cabaret.

par
FDA
1 / 12
Clara Morgane a imaginé son cabaret il y a deux ans et s'apprête à conquérir la cité de Calvin avec son show sexy.

Clara Morgane a imaginé son cabaret il y a deux ans et s'apprête à conquérir la cité de Calvin avec son show sexy.

Clara Morgane qui présente un nouveau tableau «La chambre rouge de voyage» avec M Marvelous.

Clara Morgane qui présente un nouveau tableau «La chambre rouge de voyage» avec M Marvelous.

Instagram
La Française a promis des moments très sexy durant le show.

La Française a promis des moments très sexy durant le show.

Instagram

«Drôle, sexy et féérique.» Ce sont les trois mots que Clara Morgane a utilisé pour décrire son cabaret. Il s'arrêtera au Théatre du Léman de Genève, le 31 décembre pour un moment unique. «J'aime les artistes qui sont sur scène passionnément et j'avais très envie de les mettre en lumière. On a des magiciens, des humoristes, des chanteuses à voix, une championne de France de pole dance, une effeuilleuse burlesque», nous dit-elle d'une voix douce au téléphone.

La Française de 37 ans a évolué dans divers métiers ces quinze dernières années. Cette fois-ci, elle opte pour le rôle de maîtresse de cérémonie dans ce show qu'elle produit. «Cela fait deux ans qu'il existe et à la fin de chaque prestation, on se retrouve avec les artistes. On discute, on change ce qui n'a pas fonctionné et on intègre de nouvelles idées. On le modifie constamment pour le plaisir du public et le nôtre.» Mais avant de découvrir ce cabaret dans la cité de Calvin, Clara Morgane a accepté de jouer le jeu de notre interview sur ses premières et ses dernières fois.

Qu'avez-vous prévu le dernier jour de l'an?

J'ai décidé de faire ce que j'aime le plus au monde: être sur scène. En plus d'être la maîtresse de cérémonie, je chante une reprise un peu plus jazzy et sexy de «I'm So Excited» des Pointer Sisters. J'ai un deuxième tableau où je reprends la chanson de Starmania «Le travesti» avec tous les artistes.

Vous avez ce besoin de toucher à plusieurs disciplines?

Oui. Je ne suis pas la meilleure chanteuse au monde, ni une danseuse de métier. Le cabaret me correspond véritablement dans le sens où j'utilise tout ce que j'ai appris ces dernières années. J'ai été présentatrice TV, j'ai sorti trois albums, j'ai joué au théâtre...

Quelle est votre première résolution pour 2019?

J'aimerais continuer à parcourir les routes, à être itinérante. On a aussi la chance d'avoir des dates à Paris tous les mois jusqu'en juin.

Racontez-nous votre dernière frayeur?

J'ai toujours peur que tout s'arrête. Je suis une éternelle inquiète pour tout. Pour ma fille, mon travail, pour le vent qui souffle trop fort. (Rires)

La première fois que vous êtes montée sur scène, c'était quand?

Cela reste un peu flou, mais c'était pour mon premier album. Il date de 2006 et s'appelle «DéCLARAtions». Je me rappelle avoir fait beaucoup d'événements radio où l'on chantait juste un single. Ma chanson «J'aime» s'était vendue à plus de 500 000 exemplaires.

Quand êtes-vous venue en Suisse pour la dernière fois?

C'était en novembre. J'étais en Suisse allemande au Bürgenstock, dans un hôtel que j'adore. J'ai fait plein de photos pour Instagram et j'ai également profité de visiter Lucerne que j'ai adorée.

Les clichés étaient très sexy. C'est important pour vous d'exploiter ce côté?

Je ne pense pas que ce soit important pour une personnalité en général. Simplement, mon nom est lié à l'érotisme et j'apprécie ça. Cela me correspond bien. Mon cabaret est dans la même veine... C'est quelque chose que j'assume parfaitement. Et ça se reflète partout.

Vous ne vous recevez jamais de commentaires négatifs?

Il y en a tout le temps. Personnellement, j'estime créer de la matière à rêver. Donc forcément, cela a un univers. A partir du moment où l'on s'exprime, on est sujet à des commentaires. Je préfère faire ce que je veux, m'exposer de la manière dont je veux et être critiquée plutôt que de me taire.

Le premier album que vous avez acheté?

Je devais avoir 11 ans, c'était AC/DC, le disque «Live».

Le dernier concert auquel vous avez assisté?

C'était Lady Gaga. Je l'adore. Je trouve que c'est une des dernières artistes à être libre. C'est un génie de la musique et de l'image. Elle traverse des moments forts, parfois chaotiques et n'a jamais peur de se remettre en question. On ressent dans son art son histoire. Elle me bouleverse et je trouve son dernier film «A Star Is Born» incroyable.

La première fois que vous avez dit: «Je t’aime», c’était quand et à qui?

(Elle rigole puis soupire) Ce qui est important quand on le dit, c'est de le penser sur le moment. Ce n'est pas forcément éternel... Donc je ne l'ai pas trop calculé. La première fois, ce n'est pas la plus essentielle. J'ai oublié. (Rires)

La dernière fois que vous avez eu honte?

Quand on a des enfants, on met de côté ce sentiment. Parfois, ils ne mesurent pas leurs mots. Cela devait certainement être lorsque ma fille de 3 ans a sorti une phrase au mauvais moment.

Comment réagit votre fille à votre métier?

Je n'ai rien à lui expliquer. C'est une enfant qui vit avec moi, elle voit ma vie. Malgré ce que l'on peut penser, on n'assoit pas son enfant à table à 15 ans pour lui dire: «Il faut qu'on parle.» Elle voit mes costumes, des strass qui traînent par terre... Tout va bien.

L’amour pour la première fois, c’était quand?

Je devais avoir 16 ans avec mon premier amour. Il s'appelle Greg et j'en garde un bon souvenir. On ne peut jamais rien regretter par amour...

Votre premier baiser, c’était comment?

Ce n'était pas terrible. (Rires) On se dit: «Bon il faut le faire.» On essaie de reproduire les choses qu'on nous a expliquées, sans forcément savoir si on va aimer. J'avais 14 ans et ce n'était pas très mémorable.

La dernière fois que vous avez été triste, c'était pour quelle raison?

Je n'ai aucune raison de l'être, mais je suis une mélancolique. Cela m'aide à la réflexion et j'ai souvent des envies de solitude.

Quelle est la première chose à laquelle les gens pensent lorsqu'ils vous voient?

J'ai arrêté d'imaginer ça. C'est absurde, chacun pense ce qu'il veut. On n'a pas tous la même connaissance des uns et des autres. Parfois, on a juste une vision limitée. On ne fait pas nos vies en fonction des gens qu'on a en face.

Il y a un moment où vous vous en êtes souciée un peu plus?

Quand je vois mon parcours avec toutes les choses que j'ai pu faire, franchement, non. C'est vrai il y a eu un début de carrière qui peut faire parler, car il est sulfureux, mais ensuite j'ai tenté d'autres choses. J'avais une soif de connaissance.

Vous avez l'impression que cette étiquette de passé sulfureux vous colle à la peau?

Je ne vais pas changer ce que les gens peuvent penser. Il y a des gens qui sont traumatisés par ce passé, qui du coup, ne voudront pas m'adresser la parole. Ils ont une idée arrêtée, donc je ne vais pas me soucier de ça. Maintenant, les gens qui ont une vision plus ouverte se rendent compte du parcours.

La personne avec qui vous aimeriez passer vos derniers instants?

Mon mari (ndlr: elle s'est mariée en 2012 à Jérémy Olivier)! C'est pour ça qu'on s'aime, qu'on s'épouse, qu'on construit une famille. On a dans l'espoir de vivre à deux pour toujours et, bien sûr, de mourir ensemble.

Votre première grosse bêtise, c'était quoi?

Aux yeux de ma mère c'était de monter à Paris. Pour moi, c'était le meilleur choix de ma vie. Je ne crois pas être une adepte de la bêtise pour en faire une. Je fais des choses qui parfois peuvent être incomprises mais qui me vont. C'est ma façon de vivre.

Un dernier mot?

Venez fêter la nouvelle année avec nous. Je vous promets une soirée extraordinaire, hors du commun et surtout sexy.

Votre opinion