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RECHAUFFEMENTClimat: «Nos choix quotidiens jouent un rôle clé»

Une nouvelle étude souligne le rôle déterminant des citoyens pour faire face au changement climatique.

Une nouvelle étude se penche sur les stratégies d'adaptation des centres urbains au réchauffement.

Une nouvelle étude se penche sur les stratégies d'adaptation des centres urbains au réchauffement.

AFP

Le comportement des usagers dans leur logement sera tout aussi crucial pour faire face au réchauffement climatique dans la ville de demain, que les grands choix urbanistiques et techniques dans le bâti, souligne une étude scientifique française.

Ce rapport baptisé «Muscade», porté par une équipe pluridisciplinaire coordonnée par le Centre national de recherches météorologiques (Météo-France/CNRS), s'est penché sur des stratégies d'adaptation au réchauffement, notamment dans le bâti, à Paris et dans sa banlieue à horizon 2100 -- les prédictions promettant à l'agglomération le climat de Cordoue en Espagne et des épisodes caniculaires plus marqués.

Ce modèle peut être généralisé à d'autres cités.

Les choix individuels sont cruciaux

Selon les projections de cette étude, les «choix individuels ont le plus fort impact sur les consommations d'énergie liées aux bâtiments».

«Les choix quotidiens des gens jouent un rôle bien supérieur à tout ce que l'on peut attendre via des solutions techniques et coûteuses», souligne le chercheur Vincent Viguié, du Cired (Centre international de recherche sur l'environnement et le développement).

Exemple : la climatisation, dont la consommation d'énergie chuterait de 80% si l'usager fixait la température à 26° celsius au lieu de 23°.

Fermer ses volets en été contre la chaleur

En période de chaleur, la fermeture des volets en journée aurait aussi un impact fort, selon cette étude, qui ajoute que limiter la climatisation et donc ses rejets de chaleur dans la rue restreindrait en outre l'«îlot de chaleur», phénomène de surchauffe constaté dans les villes du fait de l'urbanisation.

Autre conclusion, l'utilisation de panneaux solaires permettrait de diminuer «très légèrement» l'îlot de chaleur, généré notamment par des sources de type chaudières ou climatiseurs.

Mais une implantation massive sur les toits pourrait compenser annuellement la consommation des bâtiments pour le chauffage et la climatisation.

Les plantes dans tous les espaces disponibles

L'étude insiste sur le rôle de la végétation dans le rafraîchissement de l'air, surtout celle de pleine terre, plus probante que celle des toits qui est avant tout efficace pour l'isolation intérieure.

Accroître de 50% la végétation au sol dans tous les espaces disponibles permettrait de baisser la température de 1 à 2°, soulignent les auteurs.

(AFP)

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