Trump - Macron: Climat: «quelque chose pourrait se passer»

Publié

Trump - MacronClimat: «quelque chose pourrait se passer»

Arrivé en grande pompe jeudi à Paris, le président américain Donald Trump laisse planer le doute sur ses intentions concernant l'accord sur le climat.

Au premier jour de la visite du président américain à Paris, à l'occasion du centenaire de l'entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, M. Trump a indiqué de façon énigmatique, lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi à l'Elysée, que «quelque chose pourrait se passer» sur l'accord de Paris conclu fin 2015.

«Nous verrons ce qu'il se passe», a-t-il simplement ajouté six semaines après avoir annoncé que son pays comptait sortir du traité. Il a en outre réaffirmé que sa relation avec M. Macron était «très bonne».

Plus tôt, le président français avait annoncé qu'il respectait la décision du président américain de retirer les Etats-Unis de cet accord, «très grande avancée internationale», auquel lui-même «reste attaché».

Dialogue à poursuivre

«Je respecte la décision du président Trump. Il va mener la réflexion et le travail qui conviennent et qui correspondent à ses engagements de campagne. Pour ma part, je reste attaché à l'accord de Paris et à la volonté qui est la mienne de poursuivre le cadre de cet accord», a dit le président français.

«Mon souhait, c'est de continuer à discuter avec les Etats-Unis d'Amérique et le président Trump sur ce sujet qui est extrêmement important», a-t-il encore souligné. Le président français n'a jamais caché son intention de vouloir éventuellement faire changer d'avis Donald Trump à propos du climat. «Il faut laisser les Etats-Unis travailler sur ce qui est leur feuille de route et continuer à en parler», a simplement conclu le président français.

Les deux dirigeants devaient ensuite dîner vers 21h00 avec leurs épouses dans le restaurant Jules Verne, situé au 2e étage de la Tour Eiffel.

Relance en Syrie

Outre le climat, MM. Macron et Trump ont évoqué la Syrie. Paris et Washington lanceront dans les prochaines semaines une initiative diplomatique «concrète», a annoncé M. Macron.

«Le souhait que nous avons, c'est de pouvoir initier un groupe de contact pour intervenir de manière beaucoup plus efficace en soutien de ce qui est fait par les Nations unies pour pouvoir construire la feuille de route de l'après-guerre en Syrie», a-t-il déclaré.

«Nous avons demandé à nos diplomates et nos équipes de pouvoir travailler en ce sens pour que dans les prochaines semaines une initiative concrète puisse être prise et portée par le P5», a-t-il ajouté, en référence aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

Des représentants du régime du président Bachar el-Assad et des forces d'opposition syriennes seront impliqués dans cette négociation sur la feuille de route, a précisé le président français.

«First ladies» sur la Seine

A la veille du défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées qui fera la part belle à l'armée américaine, les deux dirigeants ont affiché leur détermination à lutter de concert contre le terrorisme. «Cela impose un partage de vues qui sont au cœur du sens même de l'alliance historique qui existe entre nos deux pays», selon M. Macron.

La France commémore aussi ce 14-Juillet le premier anniversaire de l'attentat de Nice, qui avait fait 86 morts. M. Trump a exprimé à cette occasion une pensée pour les proches des victimes.

Trump tells the First Lady of France, Brigitte Macron: “You're in such good shape … beautiful”pic.twitter.com/tKCzX15cPl— Bradd Jaffy (@BraddJaffy) 13 juillet 2017

Alors que les présidents prenaient langue à l'Elysée, les deux «First Ladies» - Melania Trump et Brigitte Macron - ont visité la cathédrale Notre-Dame et fait une croisière sur la Seine. Melania Trump a reçu un exemplaire du Petit Prince de Saint-Exupéry. Elle a répondu en souriant: «Je vais le garder pour pratiquer mon français».

(ats)

Ton opinion