Chronique: Clint Capela: «Normal qu'il y ait de l'attention»
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ChroniqueClint Capela: «Normal qu'il y ait de l'attention»

Découvrez la chronique du joueur genevois des Houston Rockets, en NBA.

par
Clint Capela
Maxime Schmid

Ma présence en équipe de Suisse attire l’attention. Je m’y attendais et c’est ce que je souhaitais en venant représenter notre pays lors de ces matches de préqualifications pour l’Euro 2021. Plus on parle de basketball et mieux c’est pour notre sport. Alors voir plus de 3000 personnes samedi dernier à Fribourg, c’était génial. Je compte sur vous pour le match de la semaine prochaine à Montreux.

Je suis arrivé dans ce vestiaire il y a peu et je m’étais préparé à ce que les sollicitations soient plus nombreuses pour moi que pour mes coéquipiers. En un sens, je le comprends, car je le vis au quotidien en NBA. Lorsque je suis à Houston, c’est même la norme. Cela fait des années que je joue avec James Harden et les médias veulent toujours lui parler. Là-bas, je suis plus dans la situation de mes coéquipiers en équipe de Suisse. Mais je l’accepte sans souci. De toute façon, je sais que je n’ai pas le choix. Mais lorsque c’est mérité, comme dans le cas de James, ce n’est pas un souci, bien au contraire.

Dans mon cas, cela faisait un moment que je n’avais pas pu jouer à nouveau sous le maillot de la sélection nationale. Même si je suis moins sollicité que Harden aux États-Unis, j’ai tout de même l’habitude du contact avec les médias et de cette attention. Cela ne me pose pas de problème.

En ce qui concerne ma place dans le vestiaire, je pense que mon statut de joueur NBA ne change finalement pas grand-chose au quotidien. J’ai déjà joué avec la majorité de mes coéquipiers, notamment dans les sélections juniors. Je les connais très bien. Notre relation n’a pas vraiment changé depuis. Finalement, je suis un joueur comme les autres. Sur le terrain, on attaque tous ensemble et on défend tous ensemble. Nous avons tous le même objectif pour cette campagne.

Je sais que le coach attend de moi que je prenne de la place. Quand il parle, j’essaie d’appuyer ses propos. J’ai mon mot à dire et je suis là pour ça. D’autant plus que c’est dans ma nature, et je le fais, finalement, avec un certain plaisir.

Sur le terrain aussi, je communique un maximum pour impliquer et épauler tout le monde. J’essaie d’aider mes coéquipiers en leur donnant des conseils tant d’un point de vue du positionnement défensif que des choix offensifs. Grâce à mon expérience et mon vécu, je suis conscient que ma voix est beaucoup plus écoutée que si je ne jouais pas à Houston.

Cette chronique est assurée en alternance par Clint Capela, Nico Hischier, Wendy Holdener, Mujinga Kambundji et Steve Guerdat.

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