Publié

TensionsClinton critique le blocage russe en Syrie

Hillary Clinton estime que la position de la Russie, qui refuse toute intervention en Syrie, risque de précipiter le pays dans la guerre civile. Elle a rappelé en outre les intérêts de l'Iran dans la région.

L’absence de soutien à l’ONU à l’action en Syrie due principalement à l’opposition de la Russie "rend plus difficile", selon Mme Clinton, une réponse à la crise.

L’absence de soutien à l’ONU à l’action en Syrie due principalement à l’opposition de la Russie "rend plus difficile", selon Mme Clinton, une réponse à la crise.

WireImage

La cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton a critiqué jeudi l’attitude de la Russie, qui refuse toute nouvelle initiative de l’ONU sur la Syrie, avertissant qu’elle pourrait faire basculer le pays dans la guerre civile.

Les Russes "me disent qu’ils ne veulent pas voir une guerre civile. Mais je leur ai dit que leur politique allait contribuer à une guerre civile," a déclaré Mme Clinton, actuellement en visite à Copenhague.

Elle a prévenu que s’il n’y était pas mis fin, la violence en Syrie pourrait conduire à une guerre civile ou même se transformer en une guerre avec une intervention extérieure en raison du soutien de l’Iran au régime syrien du Président Bachar el Assad.

Mme Clinton a dit avoir parlé mercredi avec l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Kofi Annan qui cherche a étendre son mandat afin de pouvoir traiter plus efficacement avec le régime d’Assad.

"Nous devons mettre les Russes de notre côté car les dangers auxquels nous faisons face sont épouvantables", a-t-elle dit.

L’absence de soutien à l’ONU à l’action en Syrie due principalement à l’opposition de la Russie "rend plus difficile", selon Mme Clinton, une réponse à la crise, comme la communauté internationale l’avait fait l’an dernier pour la Libye.

"Le massacre continuel d’innocents par des militaires et par des milices soutenus par le gouvernement et de plus en plus par l’opposition,...pourrait se transformer en guerre civile dans un pays qui serait déchiré par des divisions sectaires qui pourraient alors entrainer une guerre avec la participation de tiers dans la région", a-t-elle dit.

Menace de l'Iran

"Rappelez-vous que l’Iran est profondément implanté en Syrie --leurs militaires entrainent l’armée syrienne. La force al-Qods, qui est une section militaire, les aide à mettre en place ces milices sectaires", a-t-elle ajouté. "Nous savons que cela pourrait en fait devenir bien pire que ça ne l’est", a mis en garde Mme Clinton.

Le massacre de plus de cent personnes à Houla qui aurait été perpétré par des milices pro-gouvernementales, puis la découverte d’exécutions opérées selon une nouvelle méthode ont accentué la pression pour une action internationale.

Mais Moscou a catégoriquement refusé de contrer son allié syrien, le président Vladimir Poutine affirmant jeudi que la Russie ne changera pas de position sous la pression.

"La position de la Russie est bien connue, elle est équilibrée, constante et absolument logique" et dire "que cette position changera sous la pression de qui que ce soit n’est guère correct", a déclaré le porte-parole du président russe Dmitri Peskov à l’agence Interfax.

Le plan de paix du 12 avril négocié par Annan pour mettre fin à la violence est chancelant tandis que des informations font état de nouvelles attaques par les forces gouvernementales syriennes à Houla où ont eu lieu les massacres de la semaine dernière.

Les rebelles syriens ont prévenu qu’ils reprendraient leur action pour la défense des civils si le gouvernement n’appliquait le plan de paix d’ici vendredi.

(AFP)

Votre opinion