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Hockey sur glaceCoach de la meilleure équipe NHL, il avait été viré par Bienne

En 1993, les Seelandais avait congédié leur défenseur canadien Bruce Cassidy. Qui est aujourd’hui entraîneur en chef de Boston... On a évoqué l’épisode avec lui.

par
Sport-Center
Bruce Cassidy et ses kids.

Bruce Cassidy et ses kids.

Finalistes malheureux de la dernière finaliste de la Coupe Stanley (4-3 contre les Blues de Saint-Louis), les Bruins de Boston figurent à nouveau parmi les favoris pour décrocher les grands honneurs en juin 2020. Alors que la saison régulière est entrée dans son deuxième tiers, le club du Massachusetts domine la Ligue avec une collecte de 37 points en 25 matches. Et son premier trio constitué de David Pastrnak, Brad Marchand et Patrice Bergeron (actuellement blessé) est probablement le plus dévastateur de la ligue professionnelle nord-américaine. Mardi, dans la victoire 1-8 à Montréal, le Tchèque a réussi un tour du chapeau alors que son complice ontarien a ajouté un but et deux mentions d’aide à sa fiche.

Derrière le banc de cette organisation couronnée en 2011 et dominante depuis plusieurs années, il y a un homme qui a tissé un petit lien avec la Suisse. En poste depuis le 7 février 2017, jour du congédiement de Claude Julien, Bruce Cassidy (54 ans) avait porté les couleurs du HC Bienne, en LNA, en début de saison 1993-1994. Mais le natif d’Ottawa avait été remercié après quatre matches de championnat, les dirigeants ayant estimé que cet ancien choix de première ronde des Blackhawks de Chicago (18e overall en 1983) n’avait pas le profil pour assumer un poste dévolu à un joueur importé. «A l’époque, les dirigeants avaient peut-être manqué de patience, se souvient Martin Steinegger, alors jeune défenseur du HCB. Moi, j’ai le souvenir d’un arrière de bon niveau qui mettait une bonne ambiance dans le vestiaire.»

«A Bienne, on prenait des raclées»

Mardi, après l’entraînement matinal des «BB» au Centre Bell, on a abordé ce chapitre avec un Cassidy qui a esquissé un sourire lorsqu’on a évoqué le mot «Suisse». «Je ne suis pas resté bien longtemps, mais j’ai apprécié mon séjour à Bienne.» Il poursuit: «Trois éléments me reviennent en mémoire. D’abord, la ville était hyper sympa et bien située. Durant mon séjour, j’avais pris le temps d’aller visiter Berne, Lausanne et Paris. C’est fou comme c’est propre et comme les gens sont bien éduqués chez vous.» Ensuite? «Désolé, je ne me souviens plus de son nom. Mais le Monsieur qui avait été en charge de m’accueillir à l’aéroport, de me faire visiter mon appartement et de prendre soin de moi au quotidien était une personne magnifique.» Enfin? « Rayon hockey, ce n’était pas le top. J’ai le souvenir qu’on prenait des raclées. On avait perdu 10-1 et 6-0 ou des scores du genre. J’avais un peu porté le chapeau lorsque le club m’avait congédié. Mais c’est le business, je n’en garde aucune rancune.»

Il avait rebondi à Kaufbeuren, en Allemagne, où il avait obtenu 17 points en 33 matches. «Cela me faisait surtout du bien de figurer dans une équipe gagnante (rires)!»

A cette époque, Bruce Cassidy n’avait jamais envisagé la possibilité de devenir entraîneur. «C’est marrant, mais je ne me voyais pas dans ce rôle. Ce n’est que trois ans plus tard, lorsque j’ai subi une blessure, que j’ai commencé à envisager ce scénario.» En 1996, trois ans après l’épisode biennois, il s’était engagé sur cette voie avec un formation de l’East Coast League. Après avoir transité par la défunte IHL, la ligue junior de l’Ontario et l’AHL, il s’est retrouvé au plus niveau lorsque les Bruins s’étaient débarrassés de Claude Julien.

Depuis, il jouit d’une excellente image de gagnant. Et l’épisode biennois semble bien anecdotique sur sa fiche...

Emmanuel Favre, Montréal

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