Cyclisme – Colbrelli remporte un Paris-Roubaix apocalyptique
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CyclismeColbrelli remporte un Paris-Roubaix apocalyptique

Le cycliste italien s’est imposé au terme d’un Paris-Roubaix des plus difficiles, dimanche. Stefan Küng est sorti de l’épreuve suite à des chutes.

par
Rebecca Garcia
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Sonny Colbrelli s’impose devant Mathieu van der Poel (à g.) et Florian Vermeersch.

Sonny Colbrelli s’impose devant Mathieu van der Poel (à g.) et Florian Vermeersch.

AFP
Les chutes ont été nombreuses sur les pavés détrempés.

Les chutes ont été nombreuses sur les pavés détrempés.

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L’eau était aussi de la partie.

L’eau était aussi de la partie.

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Paris-Roubaix est une course connue pour ses pavés, elle était pavée de chutes dimanche. Les cyclistes ont eu besoin de toute la concentration du monde pour boucler les 258 kilomètres du parcours. C’est finalement Sonny Colbrelli qui s’est imposé devant Mathieu van der Poel et Florian Vermeersch. Stefan Küng (Groupama–FDJ) a abandonné après avoir été victime de trois chutes.

L’Italien Gianni Moscon a longtemps dominé la course, mais une crevaison et une chute ont totalement redistribué les cartes à une trentaine de kilomètres de l’arrivée.

Derrière lui, trois coureurs qui découvraient le parcours: Mathieu van der Poel, Florian Vermeersch et Sonny Colbrelli, ont chassé sans relâche. Le sprint final s’est joué entre ces trois hommes. Ils ont survolé les 15 derniers kilomètres pour clore une course aussi boueuse qu’épique. Vermeersch a tenté une attaque à 3 kilomètres de l’arrivée, sans succès. Il a réattaqué à quelques centaines de mètres de l’arrivée, mais c’est l’Italien Sonny Colbrelli qui a réalisé le meilleur sprint pour s’imposer.

Les conditions météorologiques ont passablement compliqué les choses. La moindre hésitation se traduisait par une chute. Le tout de cette course automnale était de parvenir à slalomer entre les coureurs tombés au sol. La boue étalée sur les pavés a provoqué de très nombreuses chutes, y compris chez les cameramen à moto.

Plus un cycliste prenait de l’avance, moins il avait à s’inquiéter de ce qu’il y avait devant lui. C’est pourquoi, bon nombre de coureurs ont décidé de prendre les devants et de s’échapper à la moindre occasion.

Cruel

La course surnommée «L’Enfer du Nord» n’a jamais aussi bien porté son nom. Stefan Küng est sorti après trois chutes, alors qu’il faisait partie d’un groupe de tête bien parti pour dominer la course. Il n’est qu’un nom parmi d’autres sur la longue liste de cyclistes trompés par les routes mouillées qui séparent Paris de Roubaix.

Parmi les autres Suisses engagés, Silvan Dillier a terminé 48e et Stefan Bissegger 61e.

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