Bâle - Collaboratrice d’un centre d’asile et sa famille prises pour cible
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BâleCollaboratrice d’un centre d’asile et sa famille prises pour cible

Une collaboratrice du Secrétariat d’État aux migrations à et sa famille ont été victimes d’actes de violence de la part d’activistes.

Le centre fédéral pour requérants d'asile de Bâle est régulièrement victime d’actes de violence.

Le centre fédéral pour requérants d'asile de Bâle est régulièrement victime d’actes de violence.

Henry Muchenberger/Basler Zeitung

Ces derniers mois, les attaques commises par des groupes anonymes contre des personnes travaillant au centre fédéral pour requérants d'asile de Bâle ont atteint un niveau inquiétant jamais connu auparavant, s’inquiète le Secrétariat d’État aux migrations (SEM). D'importants dommages matériels et des actes criminels graves ont même eu lieu dans l'environnement privé d'au moins une employée et de sa famille. Le SEM «condamne fermement ces actes de violence», qu'il a dénoncés aux autorités de poursuite pénale. L'Office fédéral de la police mène des investigations, sur mandat du Ministère public de la Confédération, en collaboration avec les corps de police des cantons concernés, indique le SEM dans un communiqué mardi.

Dommages matériels à la charge du contribuable

Ces dernières années, les bâtiments du SEM ont fait l'objet d'attaques et de déprédations à plusieurs reprises. Des groupes anonymes décrivent la politique suisse d'asile comme étant «inhumaine» et parlent de «camps de réfugiés» pour désigner les centres fédéraux pour requérants d'asile.

Les dégâts matériels causés lors d'effractions et d'actes de vandalisme dans les aux centres de Chevrilles (FR) et de Kappellen (BE) ont notamment coûté près de deux millions de francs. Les installations des sociétés privées travaillant pour le compte du SEM ont également été la cible de plusieurs attaques à motivation politique. Le SEM indique avoir pris une série de mesures pour protéger ses installations contre les dommages qui sont causés par des actes de vandalisme et doivent être réparés aux frais du contribuable.

(gma)

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