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FranceCollision entre un train et un bus: nouveau bilan

Un accident entre un train et un bus scolaire près de Perpignan a fait au moins cinq morts et une vingtaine de blessés.

Le bilan de la collision entre un bus scolaire et un train express régional (TER) jeudi dans le sud-ouest de la France est de cinq morts, a annoncé la préfecture. Une source proche du dossier avait auparavant fait état de six victimes.

L'accident s'est produit vers 16h00 près de Perpignan à un passage à niveau situé sur le territoire de la commune de Millas, à une vingtaine de kilomètres de Perpignan.

Le bus, qui transportait une vingtaine d'enfants et adolescents âgés de 11 à 17 ans entre le collège de la localité et les communes de Saint-Féliu-d'Amont et Saint-Féliu-d'Avall, était engagé sur la voie et a été percuté à l'arrière par le train. Le véhicule a été littéralement coupé en deux. Dix-huit personnes ont été blessées dans l'accident, dont quatorze enfants.

Responsabilités à définir

Vendredi, les enquêteurs étaient à pied d'oeuvre pour déterminer les causes de la collision, l'un des accidents les plus graves survenus à un transport d'enfants depuis 35 ans en France depuis le drame de Beaune (est) en 1982 (53 morts dont 44 enfants).

L'identification des victimes de la collision est terminée et les familles informées, ont annoncé les autorités françaises. Tous n'avaient pas pu être identifiées jeudi en raison de l'extrême violence du choc, les autorités parlant de «véritables scènes de guerre».

Une enquête pour «homicides et blessures involontaires» a été ouverte et des magistrats se sont déplacés sur les lieux du drame. Vendredi matin, le collège de la localité a rouvert ses portes pour permettre aux élèves de commencer leur travail de deuil.

Enseignants bouleversés

Le travail de deuil et d'accompagnement incombe aussi aux enseignants, eux-mêmes bouleversés par l'accident et parfois démunis face à la réponse à donner à leurs élèves. «Je ne sais même pas comment je vais m'y prendre. J'essaie de tenir le coup et on verra bien», déclare l'un des professeurs.

Les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes, laissant la conductrice du bus s'engouffrer sur la voie, ou étaient-elles fermées? Seul le conducteur du train régional a pu être pour l'instant entendu, la conductrice, âgée de 48 ans, ayant été grièvement blessée dans l'accident.

La compagnie ferroviaire française SNCF a indiqué jeudi que «selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête». Il s'agit d'un passage à niveau «classique» doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, qui «n'était pas considéré comme particulièrement dangereux», selon elle.

(AFP)

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