Israël: Colonisation: Washington prend ses distances

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IsraëlColonisation: Washington prend ses distances

Construire de nouveaux logements pourrait «ne pas aider» à résoudre le conflit, selon la Maison Blanche.

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Des Palestiniens réclament la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH).  (Vendredi 1er février 2019)

Des Palestiniens réclament la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH). (Vendredi 1er février 2019)

AFP
Le président israélien Reuven Rivlin a rejeté dimanche la demande de grâce d'un soldat franco-israélien reconnu coupable et condamné pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol. (Dimanche 19 novembre 2017)

Le président israélien Reuven Rivlin a rejeté dimanche la demande de grâce d'un soldat franco-israélien reconnu coupable et condamné pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol. (Dimanche 19 novembre 2017)

Keystone
Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza visant à empêcher les infiltrations palestiniennes par des tunnels. (Jeudi 10 août 2017)

Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza visant à empêcher les infiltrations palestiniennes par des tunnels. (Jeudi 10 août 2017)

Keystone

La Maison Blanche a estimé jeudi soir que la construction de nouveaux logements en territoire palestinien occupé pourrait «ne pas aider» à résoudre le conflit israélo-palestinien. Elle a toutefois affirmé n'avoir pas encore pris de position officielle sur le sujet.

«Si nous ne pensons pas que l'existence de colonies est un obstacle à la paix, la construction de nouvelles colonies ou l'expansion de celles existantes au-delà de leurs frontières actuelles pourrait ne pas aider à atteindre cet objectif», a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué.

Depuis le 20 janvier et la prestation de serment du nouveau président américain, Israël a annoncé la construction de plus de 6000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, annexée et occupée.

Silence jusqu'à présent

Tandis que l'administration Obama avait critiqué avec force et tenté de freiner jusqu'au bout la colonisation, l'administration Trump s'était jusqu'à présent signalée par son silence.

«Comme le président l'a indiqué à de nombreuses reprises, il espère arriver à la paix à travers tout le Moyen-Orient», poursuit le texte. La nouvelle administration entend «poursuivre les discussions», en particulier lors de la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington prévue le 15 février.

Une grande partie de la communauté internationale considère les colonies comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens, toujours hors de portée. En Cisjordanie, environ 400'000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens.

Prises de positions scrutées

L'expansion des colonies, poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, grignote le territoire de la Cisjordanie et menace de rendre impossible la création d'un Etat palestinien indépendant qui coexisterait avec Israël, solution internationale de référence pour résoudre le conflit.

Les prises de position du nouveau locataire de la Maison Blanche vis-à-vis de l'Etat hébreu sont scrutées avec attention.

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Donald Trump a promis, pendant la campagne, de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale. Mais ces derniers jours, la Maison Blanche a semblé écarter l'hypothèse d'une annonce imminente sur le sujet.

Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale conquise et annexée en 1967, comme sa capitale indivisible. Les Palestiniens, qui constituent environ un tiers de la population de la ville, veulent quant à eux faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

(ats)

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