12.06.2012 à 10:21

GenèveComité d'accueil syndical pour Schneider-Ammann

Des délégués syndicaux ont distribué des tracts mardi matin aux participants à la conférence internationale du travail, à l'occasion de la venue du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann à Genève.

Keystone

Unia a lancé un appel à la solidarité pour les employés de Merck Serono en grève.

Dans le tract distribué par Unia aux participants à la conférence du Bureau international du travail (BIT), le personnel de Merck Serono les invite à le rejoindre pour une manifestation à 14 heures sur la place des Nations afin de protester contre «le plus important licenciement collectif de l'histoire de la région».

«Le personnel de Merck Serono en grève attendra sur place un message de soutien de la part de Johann Schneider-Ammann», affirme le tract d'Unia, en dénonçant le fait qu'»il n'existe en Suisse aucune protection réelle contre les licenciements collectifs, de même qu'aucune obligation légale d'accorder des plans sociaux».

Merck Serono en grève

Selon Joel Varone, secrétaire syndical à Unia, un conseiller personnel de Johann Schneider-Ammann a fait savoir que le conseiller fédéral s'adressera aux grévistes de Merck Serono sur la place, lors de la manifestation à 14 heures. Le chef du Département fédéral de l'économie (DFE) est à Genève mardi pour participer aux travaux de la conférence du BIT, qui se termine jeudi.

Devant le bâtiment de Merck Serono, une cinquantaine d'employés et syndicalistes faisaient mardi matin le piquet avec des casquettes portant le mot grève et des drapeaux d'Unia. Le personnel entrait et sortait librement du bâtiment. Il a décidé la grève lundi pour protester contre l'absence de réponse de la direction du groupe allemand à ses propositions alternatives à la suppression de 1500 emplois à Genève.

Licenciements antisyndicaux

Simultanément, des représentants de l'Union syndicale suisse (USS) ont organisé une action symbolique de protestation à l'entrée du Palais des Nations contre les licenciements antisyndicaux, à l'occasion de la venue de Johann Schneider-Ammann.

Dans un tract distribué aux délégués à la conférence, l'USS affirme qu'elle examine la réactivation de sa plainte auprès du BIT à la suite de «cas choquants de licenciements antisyndicaux intervenus depuis 2009».

L'USS rappelle qu'en 2006 le comité de la liberté syndicale du BIT a constaté que la législation suisse n'offre pas une protection adéquate contre les licenciements antisyndicaux. Le gouvernement s'était engagé il y a deux ans à réviser la législation, un projet qui s'est enlisé «suite à une opposition massive du patronat et des partis bourgeois», affirme l'USS.

(ats)

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