Actualisé 07.07.2015 à 18:32

Royaume-UniCommémoration des attentats de Londres, dix ans après

Le 7 juillet 2005, quatre kamikazes inspirés par Al-Qaïda se faisaient exploser dans les transports en commun londoniens, fauchant 52 vies.

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David Cameron et le maire de Londres, Boris Johnson, visage grave et tête baissée, ont déposé chacun une gerbe de fleurs au mémorial élevé à Hyde Park. (mardi 7 juillet 2015)

David Cameron et le maire de Londres, Boris Johnson, visage grave et tête baissée, ont déposé chacun une gerbe de fleurs au mémorial élevé à Hyde Park. (mardi 7 juillet 2015)

Reuters
Le Prince William a lui aussi rendu hommage au victimes au mémorial de Hyde Park. (mardi 7 juillet 2015)

Le Prince William a lui aussi rendu hommage au victimes au mémorial de Hyde Park. (mardi 7 juillet 2015)

Reuters
Survivants, témoins et proches de victimes sont venus se recueillir au mémorial élevé à Hyde Park. (mardi 7 juillet 2015)

Survivants, témoins et proches de victimes sont venus se recueillir au mémorial élevé à Hyde Park. (mardi 7 juillet 2015)

Keystone

La Grande-Bretagne a ce marqué mardi le dixième anniversaire des attentats qui avaient fait 56 morts dans les transports publics à Londres. Il s'agissait des premières attaques kamikazes commises par des islamistes en Europe de l'Ouest.

Des proches des victimes, des rescapés et des hommes politiques ont pris part aux cérémonies à la mémoire des victimes du 7 juillet 2005. L'émotion est vive dans le pays alors même que trente touristes britanniques ont péri le 26 juin sous les balles d'un islamiste dans un hôtel de Sousse, en Tunisie.

Le jeudi 7 juillet 2005, à 08h50, trois islamistes britanniques déclenchent leurs bombes en l'espace de 50 secondes dans trois rames de métro, puis, à 09h47, un 4e déclenche la sienne dans un autobus. Surnommée «7/7» au Royaume-Uni, l'attaque fait, outre les 52 morts, 700 blessés. Le mentor du commando, Mohammed Sidique Khan, un Britannique d'origine pakistanaise, entendait «venger» ses «frères et sœurs musulmans» victimes à ses yeux d'«atrocités».

Souvenir hanté

Dix ans après, témoins et survivants sont toujours hantés par les images de ces attentats, à l'instar de David Boyce, qui travaillait dans le métro ce jour-là. «Il y avait des bouts de corps partout, des cadavres gisant tout le long du train», a-t-il raconté.

«La première personne que j'ai vue avait les deux jambes quasiment arrachées. Alors j'ai utilisé mes vêtements pour faire un garrot, j'ai surélevé ses jambes au-dessus du niveau du cœur (pour faciliter la circulation du sang), je l'ai mise dans une position plus confortable et lui ai dit que les secours étaient en route».

«Menace toujours réelle»

«Aujourd'hui, notre pays se rassemble pour se souvenir des victimes d'une des attaques terroristes les plus atroces commises sur le sol britannique», a déclaré le Premier ministre, David Cameron, dans un communiqué.

«Dix ans après les attentats du 7 juillet à Londres, la menace terroriste est toujours réelle et meurtrière - la mort de 30 Britanniques innocents alors qu'ils étaient en vacances en Tunisie nous rappelle ce fait brutalement. Mais nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme», a ajouté le chef du gouvernement.

Dans le silence, David Cameron et le maire de Londres, Boris Johnson, visage grave et tête baissée, ont déposé chacun une gerbe de fleurs au mémorial élevé à Hyde Park. Proches des victimes et survivants ont ensuite été rejoints par le prince William, petit-fils de la reine Elizabeth.

Le Premier ministre a par la suite assisté avec d'autres personnalités à un service à la mémoire des victimes à la cathédrale Saint-Paul. Une minute de silence a été observée dans tout le pays, quatre jours seulement après un hommage du même genre rendu aux victimes de Sousse.

Britanniques qui ont rejoint l'EI

Aujourd'hui encore, les autorités britanniques appliquent le deuxième plus haut niveau d'alerte - elles considèrent qu'un attentat reste probable en raison notamment de la menace que représentent les jeunes Britanniques qui ont rejoint le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

Selon Andrew Parker, chef du MI5, les services secrets britanniques, seule «une infime partie de la population» peut représenter une menace.

«Mais le fait que certaines personnes, nées au Royaume-Uni avec toutes les opportunités et toutes les libertés qu'offre ce pays moderne, soient encore capables de faire ce genre de choix étranges constitue un défi social et sécuritaire», a-t-il déclaré dans un communiqué.

(ats)

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