Athlétisme: Comment Mujinga Kambundji va surmonter sa blessure

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AthlétismeComment Mujinga Kambundji va surmonter sa blessure

La sprinteuse bernoise, qui s’est fracturé un os du pied droit sur un cône, a déjà prévu de reprendre la compétition en mai. Son manager Florian Clivaz détaille la stratégie en vue des JO.

par
Simon Meier
Mujinga Kambundji traverse une période frustrante. Mais la Bernoise de 28 ans ne perd pas le moral, déjà tournée vers son prochain objectif: les Jeux de Tokyo, l’été prochain.

Mujinga Kambundji traverse une période frustrante. Mais la Bernoise de 28 ans ne perd pas le moral, déjà tournée vers son prochain objectif: les Jeux de Tokyo, l’été prochain.

KEYSTONE/Alexandra Wey

Mujinga Kambundji, qui a vu sa saison en salle partir en fumée en glissant lundi à l’entraînement, a toujours été une athlète et une femme positive, combative. Alors elle se relèvera de ce coup du sort, qui s’en est pris à son métatarse. Mais en attendant, après une dernière saison déjà tronquée par la pandémie, la sprinteuse bernoise de 28 ans connaît un cheux coup d’arrêt.

«Cette blessure, c’est la cerise sur le gâteau, sauf que tu prends le gâteau dans la figure, image Florian Clivaz, son manager. Mujinga préfère pour l’instant ne pas trop s’exprimer, afin de consacrer toute son énergie à la récupération. Elle est dans une situation complètement nouvelle pour elle, elle a dû commencer par apprendre à se servir de béquilles, car elle avait jusqu’à maintenant eu la chance d’être épargnée par les blessures.»

«Cette blessure, c’est la cerise sur le gâteau, sauf que tu prends le gâteau dans la figure»

Florian Clivaz, manager de Mujinga Kambundji

Une première dont la médaillée de bronze des Mondiaux 2019 (sur 200m) se serait bien passée. «C’est d’autant plus frustrant que l’accident, comme la plupart des accidents, est survenu d’une façon stupide au possible, précise Florian Clivaz, l’un des membres de la cellule Elite Performance Management. En exécutant un exercice technique, Mujinga a glissé sur un cône, une de ces petites assiettes en plastique, et la cheville a tourné. La bonne nouvelle, c’est que l’os n’est pas complètement cassé mais fissuré, que la fissure ne s’étend pas sur toute la largeur de l’os et que le tendon ne s’est pas détaché. Il n’y aura pas d’opération, pas de vis, pas de plaque, et cela simplifie beaucoup les choses.»

Mais il va falloir s’armer de patience. «Les six premières semaines se dérouleront sur un mode hyper défensif, on immobilise et on repose le corps afin de permettre la cicatrisation osseuse», résumait Florian Clivaz, lui-même ex-sprinteur, jeudi après les derniers examens médicaux en date. Mujinga Kambundji, qui porte un «plâtre» en fibre de verre, mobile et sur mesure, peut s’adonner avec prudence à divers exercices sur vélo. Histoire de ne pas trop perdre la forme, d’entretenir les muscles.

«Mujinga reprendra la compétition au mois de mai, puis montera en puissance en vue des Jeux»

Florian Clivaz, manager de Mujinga Kambundji

«Aucun risque, évidemment, ne sera pris avant les Jeux olympiques, conclut Florian Clivaz. Cela n’aurait aucun sens d’accélérer le mouvement maintenant pour hypothétiquement disputer la fin de saison en salle, sachant que l’objectif principal voire unique est au mois de juillet. Mujinga pourra recourir assez vite, même s’il y aura forcément, dans un premier temps, des automatismes à retrouver. Elle reprendra la compétition au mois de mai, dès le début de la saison en extérieur, puis montera en puissance en vue de Tokyo.»

Les Jeux commencent le 23 juillet, dans plus de sept mois. Il sera alors peut-être temps de constater que parfois, glisser sur un cône peut constituer un mal pour un bien.

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