Hockey sur glace: Commentaire: Emond aura un siège confortable
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Hockey sur glaceCommentaire: Emond aura un siège confortable

Patrick Emond, qui succède à Chris McSorley sur le banc de GE Servette, a la chance d’arriver dans un environnement sain.

par
Grégory Beaud
Le Canadien est un habitué des Vernets.

Le Canadien est un habitué des Vernets.

Keystone

S’il est un homme qui doit envier Patrick Emond, c’est bien Craig Woodcroft. L’éphémère et controversé entraîneur des Vernets - il n’est resté qu’une année - avait débarqué au milieu d’un improbable tir à la corde. Que ce soit au cœur des luttes intestines entre les Canadiens (Mike Gillis et toute sa clique) et Hugh Quennec ou avec Chris McSorley qui s’accrochait tant bien que mal aux bribes de pouvoir que l’on voulait bien lui laisser, prendre la succession de CMS était probablement la planche la plus savonneuse de l’histoire du hockey suisse. Sans exagérer.

Pire encore. Les soucis de liquidité que le club devait gérer tant bien que mal (surtout mal, d’ailleurs) avaient pourri encore davantage une situation déjà compliquée. Certains joueurs ne recevaient d’ailleurs pas leurs salaires durant cette période trouble. Aujourd’hui, tout semble plus paisible du côté des Vernets puisque la Fondation 1890 a pris le pouvoir et donné une ligne directrice claire au club. Ce qui n’était pas franchement le cas à l’époque.

Environnement apaisé

Toutes ces histoires font aujourd’hui partie des blagues que l’on se raconte entre deux gloussements au bout du Léman. C’est dans cet environnement apaisé qu'arrive Patrick Emond. Le Québécois n’aura, lui, personne pour lui glisser des peaux de bananes sous les patins. Après l’avoir vu parfaitement biberonner la relève du club, les dirigeants ont décidé, à raison, de lui donner les pleins pouvoirs. Une décision parfaitement logique prise après un temps de réflexion durant lequel certains profils plus ronflants (Christian Wohlwend, notamment) ont été évoqués.

Le meilleur candidat

Mais au final, le président Laurent Strawson et les dirigeants grenats ont décidé de prendre la seule décision qui s’imposait. Comme le club a pour ambition de faire de sa relève un vivier pour la première équipe, qui d’autre aurait eu un meilleur profil? Personne.

Dès lors, Patrick Emond, même si son curriculum ne comporte aucune expérience à ce niveau, arrive sans la moindre défiance à l’interne. Tout l’inverse de Craig Woodcroft, en somme. Si ce dernier a commis de nombreuses erreurs de communication et de management lors de son bref passage, il n’avait de toute façon aucune chance d’avoir du succès avec le GSHC d'alors, tant la situation y était intenable.

Désormais, la sérénité règne et Patrick Emond pourra travailler. Il aura même le droit de perdre un match ou l’autre sans que le retour en poste de Chris McSorley ne vienne être murmuré en coulisses sitôt la sirène finale passée. Une situation que l’on peut qualifier d’idéale, en somme.

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