Football - Commentaire: il faut vite que Lucien Favre change d’avis
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FootballCommentaire: il faut vite que Lucien Favre change d’avis

Alors qu’aucun candidat n’émerge vraiment pour succéder à Vladimir Petkovic sur le banc helvétique, le Vaudois possède le profil idéal. Sauf qu’il a déjà décliné l’offre. Aux dirigeants helvétiques de le convaincre de sortir du bois.

par
Nicolas Jacquier
Lucien Favre a dirigé Borussia Dortmund jusqu’en décembre dernier.

Lucien Favre a dirigé Borussia Dortmund jusqu’en décembre dernier.

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Occupée par Vladimir Petkovic jusque-là, la place de coach national est désormais libre et personne ne sait qui l’occupera dès le 1er septembre contre la Grèce. Le départ précipité de «Petko» à Bordeaux place les dirigeants helvétiques dans une situation inconfortable avec laquelle ils ne pensaient sans doute pas devoir composer.

Si le montant du dédommagement exigé par l’ASF n’a pas filtré - on évoque un chèque de 1,2 million de francs pour libérer son ancien employé - , l’officialisation de son transfert donne le coup d’envoi du bal des prétendants.

Tout va s’accélérer ces prochains jours car il faut faire vite et surtout ne pas se tromper. Le profil de son successeur doit répondre aux exigences élevées atteintes par l’équipe nationale sous la houlette de Petkovic.

Un héritage considérable

Des noms qui circulent déjà (Martin Schmidt, René Weiler, Urs Fischer, Marcel Koller, Raphaël Wicky, Jürgen Klinsmann…) et des autres candidats qui pourraient se déclarer en sous-main, aucun n’émerge véritablement ou ne suscite une totale adhésion. On ne remplace pas aisément un homme que l’on pensait indéboulonnable. Souffrant d’être peu considéré sinon mal aimé, Petkovic laisse un héritage considérable.

Un seul nom rallierait tous les suffrages, c’est celui de Lucien Favre. Mais anticipant le fait d’être présenté comme le favori naturel, le Vaudois a très tôt fait savoir, lundi déjà, qu’il n’était pas prêt à sortir de sa retraite provisoire. Quelques jours plus tôt, l’homme avait décliné une offre… des Girondins de Bordeaux comme il l’avait systématiquement fait en repoussant d’autres propositions qui lui étaient parvenues depuis le début de l’année (Marseille, Crystal Palace, peut-être Lyon). «Je profite de mon temps libre, répétait-il encore la semaine dernière au moment où son nom circulait dans le Sud-Ouest. Je reviendrai plus tard dans le business.»

Or c’est maintenant que l’on aimerait le voir quitter son refuge de Saint-Barthélémy. À 63 ans, Lucien Favre, qui avait déjà dit non à l’équipe nationale avant la nomination de Petkovic, possède tout ce qu’il faut pour relever le défi que représente la Nati de 2021.

Il lui faut urgemment changer d’avis, considérer l’appel de la nation afin de revoir sa position. Pour cela, il importe que Dominique Blanc, patron vaudois de l’ASF, et Pierluigi Tami, directeur de l’équipe de Suisse, fassent le forcing et trouvent les mots justes pour convaincre «Lulu» d’accepter une offre qui ne se refuse pas.

Pour l’ancien coach d’Echallens, Yverdon, Servette, Zurich, Hertha Berlin, Mönchengladbach, Nice et Dortmund, il est grand temps de sortir du bois! Lucien Favre sur le banc d’une équipe de Suisse qu’il avait servie dans les années 80? On aimerait tellement y croire et que la réalité rattrape la fiction.

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