08.05.2019 à 16:18

FootballCommentaire: Liverpool, la cohérence récompensée

Liverpool: une équipe construite pour jouer à la façon de Klopp, pour progresser sous Klopp, dans un moule façonné par Klopp, à son image et en symbiose avec le peuple scouser.

par
Jérôme Reynard
Liverpool ou l'union sacrée.

Liverpool ou l'union sacrée.

Keystone

Liverpool avait un plan. Sur le fond identique à l’aller comme au retour. Avec, certes, une part de risque plus importante mardi soir, compte-tenu de la situation au coup d’envoi. Toujours est-il que les Reds sont restés fidèles à leur ligne de conduite, malgré les absences de Salah et de Firmino. Ils ont joué leur jeu, fait d’une intensité folle. Tels des morts de faim. Des guerriers qui n’ont fait qu’un dans l'effervescence d’Anfield, qui a vécu l’une des plus belles soirées européennes de son histoire.

Il n’y a aucune place pour le hasard dans l’exploit réalisé par Liverpool face à Barcelone. Leur ticket pour Madrid, les Reds l’ont provoqué. Durant plus de 180 minutes. Et puis, quand on atteint la finale de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, en totalisant dans le même temps 94 points en 37 journées de Premier League, le hasard…

Non, c’est bien de cohérence qu’il faut parler lorsque l’on évoque Liverpool. Dans le jeu, mais également au niveau du recrutement. Son gardien lui avait joué des tours l’an passé en finale? Il avait semblé un peu court, au milieu, en fin de saison? Les Reds sont allés chercher le dernier rempart brésilien Alisson ainsi que Fabinho et Keita, pour gagner en profondeur à mi-terrain. Et les deux secteurs de jeu ont grandement participé à la re(d)montada de mardi.

Moqué pour la gestion de ses campagnes de transfert il n’y a pas si longtemps que cela, Liverpool renvoie aujourd’hui, sous la direction de Klopp, l’image d’un club qui bâtit son contingent de manière intelligente. En intégrant des éléments qui correspondent parfaitement aux principes de jeu et aux besoins de l’équipe. Défensivement comme offensivement. Alisson, Fabinho et Keita l’été passé. Salah, Van Dijk et Robertson en 2017. Mané, Wijnaldum, Matip et Alexander-Arnold (depuis la réserve) en 2016. Très peu de déchet. Pas davantage d'investissements risqués ou disproportionnés. Beaucoup de joueurs devenus des tauliers.

Au final, Liverpool est une équipe construite pour jouer à la façon de Klopp, pour progresser sous Klopp, dans un moule façonné par Klopp, à son image et en symbiose avec le peuple scouser. Une unité hyper cohérente. Même en l’absence de Salah et de Firmino.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!