Hockey sur glace – Mark Barberio, trop c’est trop
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Hockey sur glaceCommentaire: Mark Barberio, trop c’est trop

Découvrez le commentaire de notre journaliste spécialisé après le vilain geste du capitaine du Lausanne HC, dimanche à Zurich.

par
Jérôme Reynard
Mark Barberio, capitaine du Lausanne HC.

Mark Barberio, capitaine du Lausanne HC.

Pascal Muller/freshfocus

Mark Barberio n’est pas un mauvais gars. Loin de là. Les personnes qui côtoient le défenseur québécois au quotidien vous le confirmeront. Et puis, il suffisait de voir l’émotion sur son visage (marqué) et de l’écouter regretter l’action de la 31e minute de jeu, dimanche au Hallenstadion, pour comprendre que son cross-check ne visait pas intentionnellement la tête de Garrett Roe.

Mark Barberio est en revanche un joueur émotionnel. Qui ne parvient apparemment pas toujours à maîtriser ses gestes lorsqu’il est sous pression. Il y avait eu cet enchaînement piquage - charge contre la bande sur Sven Andrighetto il y a sept mois, face à Zurich déjà (6 matches de suspension). Il y a désormais cet incident avec Garrett Roe.

Le premier débordement s’inscrivait dans le contexte d’une série de play-off globalement houleuse. Le dernier est intervenu au cours d’une nouvelle saison frustrante, tant sur le plan collectif qu’individuel, où son statut de capitaine ne l’empêche pas d’être surnuméraire. Les deux fois, sous tension, Mark Barberio a perdu le contrôle.

Certains disent qu’il veut tellement bien faire qu’il en vient parfois à faire n’importe quoi. C’est peut-être vrai et si c’est le cas, c’est malheureux pour lui. La frustration, la pression et le doute le rongent-ils? Une chose est certaine: tout ça ne constitue pas une excuse valable.

Le défenseur au No 44 doit être sanctionné et il va l’être. Il risque d’ailleurs gros de la part de la Ligue. Mais son club doit réagir à l’interne également. En tant que capitaine, le Québécois représente le LHC. Et Lausanne n’a pas besoin de ce genre de publicités pour améliorer son image.

Mark Barberio ne doit plus être le capitaine des Lions. De toute manière, le principal intéressé n’a jamais caché que cette nomination avait été difficile à gérer, qu’elle avait ajouté de la pression sur ses épaules à son arrivée l’été dernier. Trop, c’est trop.

Lausanne doit-il aller jusqu’à chercher une solution de transfert? Vu la situation, la question est légitime. En ayant à l’esprit que la direction sportive a déjà épuisé six des huit licences étrangères autorisées.

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