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Principauté de MonacoCondamné à verser un million d'euros à une prostituée

Le tribunal de Monaco a condamné mardi un homme d'affaires à verser à son ex-fiancée russe le million d'euros qu'il lui avait promis comme dot, le galant ayant rompu après avoir compris qu'il avait affaire à une prostituée.

Le rocher de Monaco. Image d'illustration.

Le rocher de Monaco. Image d'illustration.

AFP

Robertus, 52 ans, administrateur de société résidant à Londres, avait offert en juillet 2011 un chèque de ce même montant à Diana pour concrétiser sa demande en mariage, a-t-il expliqué à l'audience. «Ce chèque faisait office de garantie pour éviter d'établir un contrat de mariage».

Elle réclame son «dû»

Nous avions convenu de son encaissement après notre union afin que cette somme constitue sa sécurité financière», a indiqué le prévenu. Le chèque était à retirer sur un compte basé en Principauté, mais il n'avait pas été provisionné. La belle a donc décidé de réclamer son «dû» en déposant plainte pour émission de chèque sans provision. Fou d'amour, l'homme invitait régulièrement celle qu'il voulait épouser en secondes noces à venir lui rendre visite à Londres depuis Moscou et dépensait pour elle sans compter. Il lui avait notamment offert une bague de fiançailles à 70'000 euros et finançait ses études de marketing. Il avait même organisé une fête – avec concert privé des Black Eyed Peas – sur une île au large de Cannes, louée pour l'anniversaire de sa belle à l'été 2011.

Il découvre son identité en discothèque

La fiancée, qui s'ennuyait malgré tous ces efforts, était partie s'égayer dans une discothèque alentour. C'est là qu'il a découvert le pot aux roses et la véritable «profession» de sa dulcinée. «J'ai aussitôt rompu nos relations en demandant la restitution des bijoux et du chèque. Elle ne l'a jamais fait», regrette le quinquagénaire échaudé.

Pour la défense de la partie civile, qui demandait le paiement du chèque et 50'000 euros de dommages et intérêts, l'homme «était parfaitement au courant des activités» de Diana. Le ministère public, dont le tribunal a suivi les réquisitions, avait pour sa part estimé que «le chèque conditionnel, c'est du droit extraterrestre». «Quant aux raisons qui ont amené Madame à demander cette somme, cela ne nous regarde pas», avait argué le procureur.

Le tribunal a assorti la peine d'une amende de 1000 euros. L'homme d'affaires a interjeté appel. La jeune femme, qui s'est présentée mardi en chignon et tenue stricte, fait toujours l'objet d'une mesure de refoulement du territoire monégasque pour s'y être prostituée de 2000 à 2005. Elle a dû obtenir une autorisation du gouvernement princier afin de pouvoir assister à l'audience.

(AFP)

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