Actualisé 27.03.2019 à 11:52

ValaisCondamné pour une plaque de glace devant son immeuble

Un Vaudois se casse une jambe en glissant devant un immeuble à Verbier. Il réussit à faire condamner l'administrateur pour négligence. Procès en appel aujourd'hui à Sion.

von
E.F.
C'est devant cet immeuble au centre de Verbier que le professeur vaudois a glissé en avril 2013. Le Tribunal d'Entremont a admis que son administrateur avait commis une faute.

C'est devant cet immeuble au centre de Verbier que le professeur vaudois a glissé en avril 2013. Le Tribunal d'Entremont a admis que son administrateur avait commis une faute.

DR

Au pays de la neige, cela peut arriver à tout le monde. Lorsque l'on marche avec des chaussures de ski dans une station de ski, le risque de glisser sur une plaque de glace est courant. En particulier au mois d'avril, quand les différences de températures sont traîtres. En 2013 à Verbier, un professeur de l'Université de Lausanne à la retraite, qui dispose d'une résidence secondaire dans la station, marchait à la hauteur de l'immeuble Astoria, bien connu au centre de Verbier. Soudain il a perdu pied sur une plaque de glace.

Tibia et péroné fracturés

Souvent c'est le poignet qui ramasse dans ces cas-là, mais pour le Vaudois ce sont le tibia et le péroné qui sont fracturés. Le blessé s'estime victime d'une négligence de la part de l'administrateur de l'immeuble devant lequel il a glissé. Il porte plainte. Le Tribunal d'Entremont lui donne raison en 2017 et condamne l'administrateur pour «lésions corporelles simples par négligence». Aujourd'hui, nous apprend «Rhône FM», c'est le Tribunal cantonal qui se penche sur cette affaire en appel.

Acquittement demandé

L'administrateur, un habitant de Saillon, s'estime injustement condamné pour un accident qui peut arriver dans les stations de ski. «J'espère bien être acquitté, explique-t-il au média valaisan, sinon ça deviendra dangereux d'être administrateur d'immeubles dans toutes les stations, en été comme en hiver!» Son avocat Patrick Fontana dénonce une dérive judiciaire : «On a tendance à chercher absolument un coupable. Comme si la notion même d'accident n'était plus une fatalité. S'entendre reprocher l'existence d'une plaque de glace, début avril, dans une station de ski valaisanne, ça prête à sourire».

Le verdict dira si les juges du Tribunal cantonal valaisan ont trouvé matière à sourire...

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