Royaume-Uni - Condamnée pour avoir vendu une œuvre de Kusama qui n’était pas à elle
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Royaume-UniCondamnée pour avoir vendu une œuvre de Kusama qui n’était pas à elle

Une Allemande a écopé jeudi à Londres de 3 ans et demi de prison. Elle s’était servie du nom prestigieux de sa belle-famille pour monter des arnaques dans le monde de l’art.

Une jet-setteuse allemande de 40 ans a été condamnée jeudi à Londres à une peine de prison pour avoir vendu une œuvre de l’artiste Yayoi Kusama, semblable à celle-ci exposée à Hong Kong en 2018, dont elle n’était pas la propriétaire.

Une jet-setteuse allemande de 40 ans a été condamnée jeudi à Londres à une peine de prison pour avoir vendu une œuvre de l’artiste Yayoi Kusama, semblable à celle-ci exposée à Hong Kong en 2018, dont elle n’était pas la propriétaire.

AFP

Un tribunal britannique a condamné jeudi à trois ans et demi de prison une Allemande qui avait profité de la réputation de la famille de son mari dans le monde de l’art pour vendre frauduleusement une œuvre et financer un train de vie luxueux.

Angela Gulbenkian, 40 ans, a été reconnue coupable vendredi de deux vols, pour un total excédant un million de livres (1,26 million de francs)

En mai 2017, elle avait frauduleusement vendu pour 982’000 livres (1,2 million de francs) une œuvre de l’artiste japonaise Yayoi Kusama – une énorme citrouille jaune tachetée, qu’elle ne possédait pas – à la société hongkongaise Art Incorporated Limited (AIL).

Elle avait aussi convaincu une de ses amies vivant à Londres, Jacqui Ball, de lui confier en 2018 ses 50’000 livres (63’000 francs) d’économies pour les placer dans le marché de l’art, sans jamais le faire, ne lui rendant son argent qu’après que le vol avait été signalé à la police.

L’accusée, mariée à l’agent sportif Duarte Gulbenkian – membre d’une importante famille d’artistes – utilisait son nom pour convaincre ses victimes qu’elle était courtière en art, afin qu’elles lui confient leurs économies.

«Angela Gulbenkian a utilisé son statut et ses puissantes relations dans le monde de l’art pour donner un air de légitimité à ses activités criminelles», a déclaré lors du procès la procureure Laura Hoon, dénonçant «un tissu de mensonges (servi) pendant des mois».

Le consultant en art Mathieu Ticolat, qui appartient à AIL, a décrit au tribunal «l’enfer» que lui a fait vivre Angela Gulbenkian. «Cette industrie est basée sur la confiance et je l’ai crue parce qu’elle disait faire partie de la famille Gulbenkian», a déclaré l’investisseur «trompé» qui «peine toujours à s’en remettre» financièrement.

L’accusée a plaidé coupable des deux chefs d’accusation, expliquant à la Southwark Crown Court de Londres avoir dilapidé son butin pour financer son luxueux train de vie, qui s’était drastiquement réduit quand son mari s’était brouillé avec sa famille.

Elle a alors expliqué avoir dépensé 121’000 livres (153’000 francs) en voyages, 56’000 livres (70’000 euros) en œuvres d’art et d’autres sommes en articles de luxe et location de jet.

Le juge David Tomlinson l’a condamnée jeudi à trois ans et demi de prison. Angela Gulbenkian a déjà purgé l’équivalent de deux ans, après avoir été arrêtée à Lisbonne et placée en détention provisoire à la prison de Bronzefield (ouest de Londres) en décembre 2020.

(AFP)

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