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FOOTBALLConstantin: «Ça ne peut qu'aller dans le bon sens»

Le président a globalement aimé ce qu’il a vu hier soir à Vaduz. Moussa Konaté avait promis de marquer à Bâle, il s'est rattrapé à Vaduz en signant un doublé.

par
Nicolas Jacquier
Vaduz
Moussa Konaté n'avait pas honoré son pari à Bâle, il s'est doublement rattrapé à Vaduz!

Moussa Konaté n'avait pas honoré son pari à Bâle, il s'est doublement rattrapé à Vaduz!

Keystone

En 180 minutes de jeu (Bâle et Vaduz), le FC Sion vient d’engranger davantage de points (4) à l’extérieur que durant toute la première partie du championnat (avec seulement 3 nuls). C’est dire si ses joueurs ont franchi un cap et qu’un nouvel état d’esprit, plus conquérant, souffle dorénavant sur - et aussi loin! de - Tourbillon.

Comme on peut l’imaginer, Christian Constantin apprécie cette souriante métamorphose: «On met plus de dynamique dans nos actions, ça commence à devenir solide, relevait le président, au soir de cette première victoire à l’extérieur fêtée depuis 298 jours. Une certaine continuité dans le jeu est en train d’émerger. A ce rythme, ça ne peut qu’aller dans le bon sens...»

Expulsion(s) gratuite(s)

S’il a aimé le début de percussion offensive, le patron, débarqué en avion (à Altersheim/SG) 1 grosse heure avant le coup d’envoi avant de repartir par la même voie des airs, a moins apprécié les errances défensives sur les balles arrêtées adverses - trop de largesses en raison, convenait-il, d’un «manque de concentration coupable qui aurait pu nous coûter très cher». A trois reprises au moins, Vaduz avait ainsi frôlé l’ouverture du score, qu’il aurait méritée.

Comme à Saint-Jacques (expulsion du gardien bâlois Vaclik), le visiteur romand a su profiter des circonstances, avec un nouveau carton rouge - Kryeziu, coupable d’avoir écarté du coude Rüfli dans un duel aérien. Une expulsion jugée des plus sévères y compris par la victime, compensée ensuite par celle, inutile, de Salatic. «Quand l’arbitre a sorti le rouge, reconnaissait Vincent Rüfli, j’ai été le premier surpris. Je n’ai rien compris. Cela ne valait pas ça. OK, le joueur me touche mais il n’y a rien d’intentionnel dans son geste. Et je n’ai rien simulé non plus.»

Konaté tient sa promesse

Tournant du match, le sévère verdict de la 25e minute allait totalement relancer des Valaisans apparus bien timorés jusque-là. 0-2 et un gain de 3 rangs à l’arrivée d’un match à 6 points qu’il ne fallait pas rater, qu’est-ce qui a le plus changé dans le FC Sion de Tholot?

«Le groupe a gagné aujourd’hui en confiance comme en efficacité, répond Rüfli. Sur le terrain, on trouve des solutions communes. Sion ressemble toujours plus à une équipe.»

Dans la Principauté, la différence est aussi venue des pieds de Moussa Konaté, auteur d’un doublé en guise de... rattrapage. «J’avais promis de marquer déjà à Bâle et j’avais raté mon pari, expliquait le Sénégalais au sortir des débats épiques. J’ai honoré ma dette de but en marquant deux fois ici. Ce n'est qu'une bonne suite, ce n'est pas fini.»

Dimanche, la venue du FC Lucerne doit permettre à... l’ancienne lanterne rouge de confirmer son embellie de 2015 - histoire de préparer au mieux son quart de finale de Coupe de Suisse contre Aarau (4 mars).

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