Football: Constantin dit pourquoi il emmènerait le FC Sion en Guyane
Actualisé

FootballConstantin dit pourquoi il emmènerait le FC Sion en Guyane

Si le classement n’évoluait pas d’ici à la pause pour la lanterne rouge valaisanne, Christian Constantin confirme qu’il expédiera ses troupes en Guyane. «Il faut que l'on devienne des hommes», explique-t-il.

par
Nicolas Jacquier
Christian Constantin se dit prêt à emmener ses troupes en Guyane.

Christian Constantin se dit prêt à emmener ses troupes en Guyane.

LAFARGUE

Si le FC Sion, au soir de la 19e journée et d’un ultime match disputé à Saint-Gall, devait boucler l’année dans la position qui est la sienne aujourd’hui (celle de lanterne rouge), ses joueurs n’auraient guère le temps de profiter de leurs vacances.

Un ordre de marche les convoquerait pour le 27 décembre déjà, avec la perspective d’un camp de commando de quinze jours qui expédierait les fantassins de Tourbillon en Guyane pour un stage de développement personnel inspiré des méthodes de la légion étrangère.

Christian Constantin n’a pas renoncé à l’idée d’envoyer ses bidasses dans ce département français d’outre-mer (252 500 habitants), dont les frontières touchent à la fois le Brésil et le Surinam. «Si l’on est dernier à Noël, confirme le président, on ne pourrait pas rester les bras croisés à ne rien faire. Les gars sont prévenus. Ils doivent former un commando, avec un nouvel état d’esprit. Ce serait d’ailleurs le principal but de ce stage, organisé par d’anciens légionnaires pour des clubs ou des entreprises.»

Dans une zone hostile

Au menu des réjouissances: séances de biribi, exercices destinés à renforcer le team building, nuit de survie, etc. «Il faut que l’on devienne des hommes. L’objectif, c’est le combat des points. On ne le remportera qu’en sortant de notre zone de confort. Face à la peur, on doit être des durs au mal.»

Le tout dans une zone hostile: la forêt équatoriale et un climat humide développant les risques infectieux (dengue, fièvre jaune, etc.).

Samedi soir, le patron du FC Sion n’a guère goûté à ce qu’il a vu devant son petit écran (défaite 2-1 à Lucerne). «On s’est contenté de faire de la passe à dix, sans aucune verticalité. Il y avait l’intention mais pas la réalisation; la faute à un manque de clairvoyance.»

En s’inclinant alors même que ses concurrents les plus proches (Thoune et Lugano) l’emportaient, Sion s’est rapproché de la Guyane – 7292 km séparent Cayenne de la Porte d’Octodure, à Martigny.

Par le passé, le boss – désormais éloigné – de Tourbillon a souvent menacé sans toujours mettre ses bravades à exécution. Si les mathématiques n’évoluaient pas favorablement, passera-t-il cette fois à l’action? «L’équipe a deux matches pour éviter le pire, répond-il. Je sais très bien qu’avec six points on reparlerait d’Europe.»

Contre Thoune, une première opération commando attendra les hommes de Gabri. Seule une victoire éloignerait ceux-ci du bagne de Cayenne. Quant aux retombées éventuelles d’une telle «expédition» punitive, on ne les mesurerait pas avant 2018. Mais on peut déjà douter de leur réelle efficacité.

Votre opinion