Football: Constantin: «Fringer a mérité ce qu’il a reçu»
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FootballConstantin: «Fringer a mérité ce qu’il a reçu»

Le président du FC Sion ne regrette pas de s’en être pris physiquement à l’ancien sélectionneur, qui n’a eu cesse de le dénigrer. Alors qu’il encourt une lourde suspension, le boss du FC Sion a déposé plainte.

par
Nicolas Jacquier
Lugano

Au Cornaredo, transformé en ring au coup de sifflet final, Christian Constantin a joué hier soir les justiciers en direct, faisant le coup de poing devant les caméras de Teleclub.

Alors que ses joueurs fêtaient leur victoire (2-1 contre Lugano), la première obtenue en championnat depuis le 30 juillet à Lausanne, le président du FC Sion devait se précipiter sur Rolf Fringer pour lui régler son compte alors que le consultant se trouvait à l’antenne. «Cela faisait un moment que Fringer me cherchait. Il m’a cette fois trouvé, explique l’agresseur pour justifier son coup de sang. Je l’avais d’ailleurs prévenu que s’il recommençait son cinéma, il allait avoir affaire à moi. A un moment donné, je ne discute plus... Il faut régler les choses autrement. Je ne me suis pas attaqué à un innocent. Cela fait 10 ans qu’il me dénigre.»

Alors même qu’il s’expose à de lourdes sanctions de la part de la Ligue après son pugilat, le boss de Tourbillon ne regrette nullement son geste. Un geste dont les images sont en train de faire le tour du monde pour un buzz planétaire. «Il méritait une paire de claques. Il a reçu sa paire de claques. Il méritait un bon coup de pied au cul. Il a reçu son coup de pied au cul. Lui ne se gêne pas pour me démolir en direct. Je vois mal ce que je pourrais craindre de la Ligue. Que fait du reste la Ligue quand je me fais verbalement attaquer?»

Un différend lié à la Coupe

Christian Constantin relativise les conséquences de son comportement. «S’il ne veut pas comprendre qu’il y a des choses que l’on ne fait pas, il fallait répondre autrement. Fringer a mérité ce qu’il a reçu. Il méritait une correction, il l’a eue.»

A l’origine de leur différends, plusieurs interventions de l’ancien sélectionneur helvétique dans des talk-shows, à propos de la manière avec laquelle son assaillant gère son club. «Depuis que je l’ai sorti en Coupe de Suisse à Lucerne en 2009, il n’a pas digéré. Tous les prétextes sont bons pour m’attaquer. Mais il y a des limites.»

Constantin a d’ailleurs déposé une plainte pénale pour diffamation après les dernières offensives verbales de Fringer. «La plainte part ce vendredi. Fringer savait à quoi s’en tenir. Je lui avais dit de ne pas recommencer.»

Le courroux présidentiel a été accentué par les propos de Fringer retranscrits avant-hier par Bluewin - une interview dans laquelle l'ancien coach national fustige la politique de son adversaire. «Ça fait longtemps que je suis dans le monde du football et on entend toujours que CC est une bonne chose pour la Ligue, c’est un bon client pour la presse de boulevard, mais maintenant je dois dire que tout ça devient ridicule, détaille notamment Fringer. Saison après saison c’est la même chose. Toute l’attention est focalisée sur lui et à la fin c’est de toute façon ces pauvres entraîneurs qui trinquent.»

Entre Fringer et son assaillant, les prolongations se joueront désormais au tribunal.

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