03.06.2020 à 16:05

Constantin: «Il me fallait un coach qui connaisse déjà la maison»

Football

Le président du FC Sion explique pourquoi il a choisi Paolo Tramezzani pour succéder à Ricardo Dionisio.

par
Sport-Center
Selon ses propres mots, Christian Constantin a monté une «opération commando» à Sion.

Selon ses propres mots, Christian Constantin a monté une «opération commando» à Sion.

Archive, Keystone

Christian Constantin, vous avez une nouvelle fois surpris tout le monde en rappelant Paolo Tramezzani.

Les raisons sont pourtant simples et logiques. Pour moi, il est évident qu’on va souffrir cet été et pour nous en sortir je me devais de monter une «opération commando». Et pour qu’elle ait une bonne chance de réussir, il me fallait un entraîneur opérationnel tout de suite. Parce que là, on est vraiment dans l’urgence.

C’est-à-dire?

Un entraîneur qui connaisse déjà bien le football suisse et le FC Sion. Dans le contexte qui est le nôtre, il aurait été dangereux de confier ce poste à un technicien qui aurait eu besoin d’un temps d’adaptation. L’avantage de Paolo, c’est qu’il est déjà passé par ici. Il connaît la maison et ne débarque donc pas dans un univers inconnu.

Il y a trois ans, lors de son premier passage à Sion, il vous avait pourtant déçu, non?

C’est vrai, les résultats n’avaient pas été à la hauteur de nos attentes mais, sincèrement, il avait aussi alors quelques circonstances atténuantes. La lourde maladie de sa femme avait pesé négativement sur lui. Mais il est clair que les deux éliminations contre Suduva en Europa League et Stade-Lausanne-Ouchy en Coupe de Suisse restent deux vraies taches qu’il a maintenant l’occasion d’effacer.

L’homme vous semble avoir changé depuis trois ans?

Oui et non. D’un côté, je pense que cette expérience négative à Sion lui a permis d’accumuler une bonne expérience supplémentaire. Je suis certain qu’il ne refera pas les mêmes erreurs, notamment dans sa communication avec les joueurs et avec l’encadrement du club. Sinon, j’ai retrouvé chez lui la même envie et la même motivation qu’à l’époque. Paolo est, aussi et surtout, resté le même grand compétiteur qu’il y a trois ans à qui l’occasion est offerte de se racheter après son premier passage manqué. Il sent qu’il nous est redevable de quelque chose.

Son contrat porte sur deux mois seulement. Est-ce que cela signifie qu’il n’est pas certain de diriger l’équipe en août pour la Coupe?

Non non, il restera jusqu’au terme de cette saison, les matches de Coupe inclus.

Avez-vous rencontré d’autres candidats?

Oui, il y en avait bien sûr quelques autres. Dont Mécha Bazdarevic. C’est un homme remarquable et un excellent entraîneur qui possédait toutes les qualités requises pour succéder à Dionisio, mais pas cette connaissance du football suisse qui reste à mes yeux une véritable nécessité au vu de la situation dans laquelle on se retrouve aujourd’hui. Il aurait probablement fallu six semaines à Mécha pour bien comprendre notre championnat et la façon dont fonctionnent le FC Sion et des joueurs qu’il ne connaît pas. Beaucoup trop pour notre «opération commando».

Le maintien est donc le seul et unique objectif fixé?

Dans un premier temps, oui. Et pour y arriver, il n’y a rien d’autre que les points. Les grands discours ne servent à rien. La seule chose qui m’intéresse depuis aujourd’hui, c’est ce qui va se passer sur le terrain.

André Boschetti

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