01.10.2019 à 12:14

FootballConstantin: «On devrait bientôt voir le vrai Behrami»

Au moment du bilan intermédiaire, le président du FC Sion évoque quelques thèmes chauds, dont l'apport de l'ancien international et la difficulté pour son équipe de s'imposer à Tourbillon.

von
Sport-Center

Après le quart du championnat, le FC Sion se retrouve en embuscade, placé derrière le trio de tête, Bâle, Young Boys et Saint-Gall, trois équipes contre lesquelles il s'est incliné lors du premier tour. «LeMatin.ch» fait le point avec son président, évoquant en sa compagnie les questions du moment, y compris celles qui dérangent.

Christian Constantin, vous n’êtes plus écouté par vos joueurs…

Non, visiblement…

Contre Saint-Gall, votre mise en garde n’aura servi à rien. Pourquoi aviez-vous pensé utile de vous adresser à l’équipe la veille du match?

Je voulais expliquer aux gars pourquoi ils allaient perdre, c’était prévisible. Voilà ce qui se passe quand vous commencez à avoir le cigare.

De manière plus explicite?

Des choses ne m’ont pas plu. Après notre victoire à Neuchâtel, certains se sont plaints que la nourriture n’était pas assez chaude en rentrant. Ou que l’eau était trop froide quand ils se lavaient les mains. Ou qu’il y avait une bosse sur le terrain d’entraînement. Ce genre de gamineries sont autant d’excuses capricieuses.

Avec 16 points, Sion fait nettement mieux que la saison dernière à pareille époque (9 points)...

C’est un bon bilan, qui aurait pu être encore meilleur si l’on n’avait pas foiré contre Saint-Gall. L’idéal, c’est la moyenne anglaise plus 10%. Le seul vrai couac, c’est Saint-Gall. Sans doute Stéphane (ndlr: Henchoz) a-t-il trop voulu gérer la semaine anglaise, ce qui s’est ressenti dans ses choix. Vouloir trop faire tourner était une bêtise. Avec le recul, c’est ce que je lui ai dit. Il aurait mieux valu mettre toutes nos forces contre Saint-Gall, puis d'envisager seulement ensuite le match à YB. A Berne, on a livré un bon match sans en être récompensé.

Voilà plusieurs années que l’équipe peine à s’exprimer devant son public, à domicile. Le FC Sion souffre-t-il d’un syndrome de Tourbillon?

Il y a certainement mieux à faire devant nos supporters. Mais la culture a aussi modifié la donne. A force de se rencontrer, toutes les équipes se connaissent trop bien. Créer l’effet de surprise devient toujours plus difficile.

Qu’en est-il de Valon Behrami, dont on attendait beaucoup, peut-être trop, et qui n’apporte pas ce que l’on est en droit d’espérer d’un joueur de son calibre?

Il ne faut pas oublier d’où vient Valon, les longs mois d’arrêt qu’il a eu après sa grave blessure (ndlr: fracture du péroné contre le Milan AC le 4 avril). On estime qu’il faut autant de temps pour vraiment récupérer, et retrouver le rythme. Aujourd’hui, il est difficile de lui en vouloir. On devrait bientôt voir le vrai Behrami, à tout moins dans la deuxième partie de l’automne.

Comment définiriez-vous l’objectif chiffré du FC Sion jusqu’à la trêve hivernale?

L’objectif, c’est d’être dans la course à Noël pour que le printemps soit intéressant. Si l’on approche les 20 points dans le deuxième tour, on ne devrait pas être trop loin de la tête.

Il y a aussi la Coupe de Suisse et un très intéressant tirage, avec le FC Linth (une équipe glaronaise évoluant en 1e ligue) comme adversaire en huitième…

Il faudra faire en sorte de ne pas être les couillons de la Coupe en pensant que cela va être facile.

Propos recueillis par Nicolas Jacquier

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!