Hockey sur glace: Contre Zoug, Genève-Servette n'y arrive pas…
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Hockey sur glaceContre Zoug, Genève-Servette n'y arrive pas…

Cela fait 1418 jours que les Aigles n'ont plus battu Zoug dans le temps réglementaire…

par
Sport-Center

Comme c’est souvent le cas contre cet adversaire, ce Zoug, qui ne lui convient vraiment pas, Ge/Servette domine, joue bien, croit enfin qu’il va s’imposer, mais à la fin c’est toujours l'équipe de Suisse centrale qui gagne…

Il avait suffi d’un puck perdu, d’une accélération de Lino Martschini, pour que Zoug rejoigne, bien chanceusement, la permière pause avec une longueur d’avance. Il a suffi aussi d’un petit moment d'inattention, une erreur qui s’est payée cash. Roger Karrer et Marco Maurer n’ont pas eu bonne mine lorsque le petit lutin de Suisse centrale s’est échappé à la ligne bleue. Il est vrai qu’une fois lancé, l’international ne refuse jamais une telle offrande, cela ne pardonne pas. Les Genevois, qui avaient dirigé le bal dès le début du match, auraient dû marquer bien avant, quand ils se sont retrouvés notamment en power-play. Mais dominer n’est pas gagner. Que ce soit Eric Fehr (7e et 10e) et Guillaume Maillard (16e), ils ont raté le coche, butant sur un Leonardo Genoni toujours aussi redoutable quand on a besoin de lui.

Poteau salvateur

Après s’être offerts cette petite leçon de réalisme, les visiteurs, qui restaient sur trois défaites consécutives, ne se sont pas arrêté en si bon chemin. A peine sortis de leur vestiaire qu’ils remettaient le couvert. C’est Carl Klingberg cette fois-ci qui a profité d’une petite période de léthargie dans l'arrière-garde des Grenat. Mais après un temp-mort judicieux de leur coach Patrick Emond (25e), les Aigles ont vite corrigé le tir et retrouvé leurs esprits. A l’aise en power-play depuis ce début de saison, les Servettiens ont profité d’une crosse haute de David McIntyre pour tromper enfin Genoni, après que Daniel Winnik eut dévié un gros tir de Henrik Tömmernes à la belle bleue (26e).

Jeremy Wick a ensuite hérité d’un puck égalisateur mais le poteau est venu au secours du portier zougois. Ce n’était qu’une question de temps. Et, après un duel perdu de Deniss Smirnovs (31e) face au gardien de l’équipe de Suisse, les Genevois égalisaient grâce à Eric Fehr toujours bien présent là où ça fait mal (32e), exploitant une nouvelle pénalité. Quelle débauche d’énergie pour une parité tellement méritée!

Alors que Livio Langenegger a raté on ne sait pas encore comment un éléphant dans un corridor - ou plutôt un tir dans la cage vide après une mauvaise sortie de Robert Mayer - les visiteurs reprenaient l’avantage par Raphaël Diaz (46e), également en supériorité numérique tandis que Tim Bozon chauffait le banc d'infamie pour avoir retenu un adversaire. Ge/Servette ne reviendra plus. Ce match s’est ensuite terminé comme il l’avait commencé. Par un but de Lino Martschini, profitant cette fois-ci de la cage vide.

Genève-Servette, qui a prouvé encore une fois qu’il pouvait bousculer n’importe qui dans la ligue, peut nourrir des regrets. Mais en face, il y avait cette bête noire qu’il n’a plus battu dans le temps réglementaire depuis 1418 jours...

Christian Maillard, Genève

Genève-Servette - Zoug 2-4 (0-1 2-1 0-2)

Les Vernets. 5062 spectateurs. Arbitres: MM. Lemelin (Can), Dipietro; Kovacs (Hon), Obwegeser.

Buts: 19e Martschini 0-1, 21e Klingberg (Stadler, Diaz) 0-2, 26e Winnik (Wingels, Tömmernes/5 c 4) 1-2, 32e Fehr (Wingels/5 c 4) 2-2, 47e Diaz (Kovar, Martschini/5 c 4) 2-3, 60e (59’03’’) Martschini (Hofmann/5 c 6/ dans la cage vide) 2-4.

Genève-Servette: Mayer; Karrer, Maurer; Jacquemet, Tömmernes; Völlmin, Le Coultre; Wingels, Smirnovs, Rod; Wick, Fehr, Winnik; Douay, Berthon, Maillard; Miranda, Kast, Bozon; Riat. Coach: Patrick Emond.

Zoug: Genoni; Diaz, Stadler; Schlumpf, Alatalo; Morant, Zraggen; Zryd; Thiry; Klingberg, Lindeberg, McIntyre; Martschini, Kovar, Hofmann; Simion, Leuenberger, Bachofner; Langenegger, Albrecht, Zehnder.

Pénalités: 3x 2’ contre Genève-Servette; 5 x 2’ contre Zoug.

Notes: Genève-Servette sans Richard, Mercier, Tanner, Fritsche (blessés), Smons, Guebey, Charlin ni Heinimann (à Sierre). Robert Mayer quitte sa cage de 58’52’’ à 59’03’’).

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