Coronavirus: Contrôles sanitaires: le Valais veut «monter en puissance»

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CoronavirusContrôles sanitaires: le Valais veut «monter en puissance»

Le service valaisan de la protection des travailleurs et les polices municipales uniront leurs forces pour faire respecter les mesures sanitaires dans les entreprises.

Le chef du Service de protection des travailleurs et des relations du travail  Nicolas Bolli pointe «des laisser-aller notamment dans les métiers du service». (Photo prétexte)

Le chef du Service de protection des travailleurs et des relations du travail Nicolas Bolli pointe «des laisser-aller notamment dans les métiers du service». (Photo prétexte)

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Le Valais renforce les contrôles sanitaires liés au Covid-19 auprès des entreprises, des établissements publics et des organisateurs de manifestations. Le Service de protection des travailleurs et des relations du travail (SPT), en charge de ces vérifications, peut désormais compter sur l'aide des polices municipales.

«Cette aide est la bienvenue. Nous allons pouvoir monter en puissance face à des laisser-aller notamment dans les métiers du service», indique lundi le chef du SPT Nicolas Bolli.

Avec la reprise progressive des activités en avril, son service avec l'aide d'inspecteurs de la Suva, s'est assuré que les mesures de protection édictées par la Confédération soient appliquées sur le territoire valaisan. «Quasiment l'entier de notre travail était lié au coronavirus. Nous nous sommes beaucoup investis dans cette tâche», relève Nicolas Bolli.

Lorsque l'économie a repris un rythme plus soutenu, les contrôles liés aux mesures sanitaires ont diminué afin de permettre aux dix collaborateurs de traiter aussi le retard accumulé dans leurs autres domaines d'expertise. Mais il était nécessaire de les reprendre, selon la Confédération.

Prêt pour la reprise des apprentis

En juillet, le Secrétariat d'Etat à l'économie et l'Office fédéral de la Santé publique, l'un inquiet de conditionnements alimentaires non conformes, et l'autre d'une recrudescence de cas, avaient appelé les gouvernements cantonaux à renforcer leurs contrôles pour éviter une nouvelle vague, détaille le SPT. Lundi, le Valais a annoncé via communiqué avoir établi un plan pour répondre à ces exigences

«Nous nous sommes réparti la tâche», explique Nicolas Bolli. Le SPT et sa dizaine de collaborateurs se charge des vérifications dans les établissements d’hébergement, les magasins et les entreprises, notamment celles de préparation de viande, poissons, lait, fruits et légumes. Les polices municipales «qui ont une capacité d'action rapide» contrôlent les restaurants, boîtes de nuit, établissements de loisirs ou encore manifestations.

«C'était important d'être prêt avant la reprise des apprentis afin qu'ils puissent évoluer dans des environnements de travail adéquats», souligne le chef du SPT.

Seuls cinq cas sanctionnés

Jusqu'à présent seuls cinq cas sur environ 3000 contrôles ont donné lieu à des mesures de cessations d'activités, souligne Nicolas Bolli. Et cela remonte à avril. Pour lui, les entreprises se sont montrées globalement inventives et soucieuses de maintenir leur activité. «Il a souvent suffi d'informer, de recadrer et de rappeler aux entreprises que le respect des mesures sanitaires s'inscrivait dans leur intérêt», ajoute-t-il.

En cas de non-respect mineur des mesures de protection, les entreprises et établissements disposeront de 48 heures pour se mettre aux normes. Toutefois si le plan de protection est inexistant ou en cas de refus de collaborer, les autorités peuvent ordonner des mesures allant jusqu’à la fermeture de l’établissement.

(ATS/NXP)

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