COP27: Lisa Mazzone dénonce le double langage de la politique suisse

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ClimatCOP27: elle dénonce le double langage de la politique suisse

Alors qu’Ignazio Cassis s’est engagé lundi en Égypte à une aide substantielle de la Suisse pour le climat, au Conseil des États, la volonté est de couper dans les montants prévus. Lisa Mazzone réagit.

par
Eric Felley
L’écologiste Lisa Mazzone, conseillère aux États du canton de Genève.

L’écologiste Lisa Mazzone, conseillère aux États du canton de Genève.

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«La commission sape la crédibilité de la Suisse sur la scène internationale et réduit les contributions annoncées en début de semaine par le président de la Confédération Ignazio Cassis, lors de la conférence sur le climat COP27 à Sharm el-Sheik». La conseillère aux États Lisa Mazzone (V/GE) est fâchée de la tournure prise dans la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie au sujet de la participation de la Suisse à l’effort international pour l’environnement.

50 millions de moins

Dans un communiqué publié vendredi, la commission propose par 7 voix contre 6 «de réduire les moyens prévus par le Conseil fédéral dans le crédit-cadre «Environnement mondial 2023-2026». En lieu et place des 197,75 millions de francs proposés par le Conseil fédéral, elle souhaite prévoir 147,83 millions de francs, ce qui correspond au montant de la période précédente». La commission ne remet nullement en question l’engagement de la Suisse, se défend-elle, mais «eu égard à l’évolution prochaine des finances fédérales, elle estime qu’une augmentation des contributions suisses n’est pas judicieuse».

Sous réserve de…

Lors de son discours lundi à la COP 27, Ignazio Cassis avait promis «155 millions de francs suisses au Fonds pour l’environnement mondial, 12 millions au Fonds spécial pour le changement climatique et 16 millions au Fonds pour les pays les moins avancés au cours des quatre prochaines années.» Il est vrai qu’il avait précisé «sous réserve de l’approbation du Parlement».

Pour Lisa Mazzone, la Suisse ne doit pas mégoter: «La crise climatique et environnementale exige que les pays riches comme la Suisse, qui doivent leur prospérité à la combustion d’énergies fossiles et à l’exploitation des ressources naturelles, soutiennent solidairement les pays les plus pauvres et particulièrement touchés. La Suisse doit assumer cette responsabilité».

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