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FranceCopé candidat à la présidence de l'UMP

Jean-François Copé a annoncé officiellement dimanche lors d'un meeting sa candidature au poste de président de l'UMP, dont l'élection par les militants aura lieu les 18 et 25 novembre.

Jean-François Copé veut, «en un mot, une opposition tonique».

Jean-François Copé veut, «en un mot, une opposition tonique».

AFP

«Pour qu'une vague bleue» aux municipales de 2014 «vienne effacer les dernières défaites aux élections locales, j'ai d'abord besoin de vous les militants de l'UMP, sur le terrain (...). Je vous l'annonce: aujourd'hui, je suis candidat à la présidence de l'UMP», a déclaré le secrétaire général de l'UMP devant plus de 2000 de ses partisans qui ont scandé «Copé, Copé» et «Copé président!»

«Vous avec lesquels je me suis engagé à 1000% sans ménager ma peine pour Nicolas Sarkozy (...). Vous qui ne décidez pas de vos convictions en fonction des sondages», a-t-il ajouté dans une allusion à son rival François Fillon, favori des sondages réalisés auprès des seuls sympathisants UMP.

Opposition tonique

Le député-maire de Meaux, qui dirige le parti depuis que Nicolas Sarkozy, le dernier président en titre de l'UMP, lui en a confié les rênes en novembre 2010, entend être «candidat pour rassembler tous les talents de notre famille politique, dans sa diversité» mais aussi pour «conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n'a pas froid aux yeux, qui est sans concession, ni complaisance». «En un mot, une opposition tonique», a-t-il précisé.

«Je suis candidat pour vous emmener vers la victoire en 2014» aux municipales, a-t-il insisté comme pour mieux se démarquer de François Fillon.

Vite en besogne

Répondant directement à l'ancien Premier ministre, il a lâché: «Le congrès de l'UMP n'a rien à voir avec une primaire avant l'heure. On ne va pas demander aux adhérents de l'UMP de choisir aujourd'hui leur candidat pour 2017. Cela n'aurait vraiment aucun sens».

«Et ceux qui vous disent le contraire vont un peu vite en besogne. Ils donnent le sentiment de considérer qu'un sondage vaut résultat électoral. Les choses en politique sont tellement plus complexes», a prévenu M. Copé, qui entend mener une campagne tambour battant dans les trois prochains mois, avec des déplacements quasi quotidiens.

«Je suis joueur d'échecs. Je sais qu'il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires !», a-t-il encore averti.

(AFP)

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