Asie: Corée du Nord: des bases secrètes de missiles

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AsieCorée du Nord: des bases secrètes de missiles

Pyongyang possède au moins 13 bases secrètes de missiles, et ce malgré les négociations sur la dénucléarisation.

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Une réunion en présence du leader nord-coréen Kim Jong Un a détaillé «de nouvelles mesures visant à renforcer la dissuasion nucléaire militaire du pays». (Dimanche 24 mai 2020)

Une réunion en présence du leader nord-coréen Kim Jong Un a détaillé «de nouvelles mesures visant à renforcer la dissuasion nucléaire militaire du pays». (Dimanche 24 mai 2020)

AFP
Séoul a minimisé mardi des informations alarmantes sur l'état de santé du leader nord-coréen Kim Jong Un. (21 avril 2020)

Séoul a minimisé mardi des informations alarmantes sur l'état de santé du leader nord-coréen Kim Jong Un. (21 avril 2020)

AFP
La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

AFP

La Corée du Nord possède au moins 13 sites secrets de stockage de missiles balistiques à capacité nucléaire, selon une étude publiée lundi par le Center for Strategic and International Studies (CSIS). Pyongyang et Washington négocient un accord de dénucléarisation.

Le CSIS s'appuie sur des sources au sein du renseignement de plusieurs pays, des déclarations de transfuges nord-coréens, des données accessibles en ligne et des images de satellites. S'il estime avoir établi avec certitude l'existence de ces treize sites, il pense qu'il pourrait en exister jusqu'à vingt.

«Ces bases n'ont pas été arrêtées», a expliqué, au New York Times, Victor Cha, responsable du programme Beyond Parallel. «Le travail continue.» «Tout le monde a peur que (le président américain Donald, ndlr) Trump accepte un mauvais accord», a-t-il prévenu. Les Nord-Coréens «nous donnent un seul site de tests. Ils démantèlent quelques autres sites et, en échange, ils obtiennent un accord de paix.»

Victor Cha a été un temps en lice pour un poste d'ambassadeur, mais n'a finalement pas été nommé, principalement du fait de son désaccord avec l'approche du gouvernement américain sur le dossier coréen.

A 150 km de Séoul

Depuis le sommet qui a réuni, à Singapour, Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, à la mi-juin, la Corée du Nord a officiellement suspendu son programme nucléaire et ses tirs d'essais. Pyongyang a déjà démantelé un site de lancement et s'est engagé à en faire de même pour le principal complexe nucléaire du pays.

Le CSIS a révélé lundi l'existence d'un site secret situé dans une région montagneuse à moins de 150 km de Séoul, images de satellites illustrées à l'appui. L'étude précise que ce site, Sakkanmol, est, comme les douze autres, avant tout une base de stockage et n'a pas vocation à être utilisé pour un lancement, même si la possibilité existe en cas d'urgence.

Tous ces sites sont «généralement rudimentaires» et dissimulés par l'armée populaire de Corée, qui a développé depuis des décennies des techniques de camouflage pour éviter des frappes aériennes. Ces sites sont répartis en trois ceintures, la plus éloignée de la Corée du Sud étant destinée aux sites de missiles balistiques intercontinentaux.

Une rencontre entre le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et le bras droit de Kim Jong-un, Kim Yong-chol, prévue la semaine dernière à New York, a finalement été annulée. Donald Trump a indiqué mercredi qu'il prévoyait une nouvelle rencontre avec le dirigeant nord-coréen début 2019.

(ats)

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