Actualisé 08.06.2020 à 08:27

Coronavirus: la Suisse est le pays le plus sûr du monde

Étude

La maîtrise de l’épidémie et une économie jugée «résiliente» expliquent cette première place planétaire.

par
lematin.ch
Le classement international illustré dans l'étude du Deep Knowledge Group.

Le classement international illustré dans l'étude du Deep Knowledge Group.

Le pays de la planète le plus sûr face à l’épidémie de coronavirus, du point de vue des risques sanitaires et économiques? La Suisse, selon une étude du Deep Knowledge Group, un consortium international spécialisé dans l’analyse de données scientifiques.

L’Allemagne, Israël, Singapour, le Japon, l’Autriche, la Chine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud complètent ce top 10 mondial, qui classe 200 pays. Le Mali, le Rwanda et le Soudan du Sud, qui écope de la dernière place, se retrouvent à l’autre bout du spectre.

Six grandes catégories

Pour établir ce classement, le Deep Knowledge Group a étudié de nombreux paramètres réunis sous six grandes catégories: l’efficacité de la quarantaine, la gouvernance, le monitoring et la détection des cas, la préparation du système de santé, la résilience régionale et le niveau de préparation à l’urgence.

Au final notons que la France est 60e. Pays le plus endeuillé par la pandémie, les États-Unis sont 58e. Quant à la Suède, critiquée pour sa politique de non confinement, elle est 65e.

Le Deep Knowledge Group avait publié il y a deux mois le premier volet de cette même étude. On trouvait alors en tête Israël, l’Allemagne et la Corée du Sud. La Suisse était 11e.

Remontée dans le classement

Pourquoi cette remontée jusqu’à la première place? «Au départ, les pays qui pouvaient réagir rapidement aux crises et qui avaient des niveaux élevés de préparation aux situations d'urgence se classaient aux premiers rangs. Aujourd'hui, les pays à l’économie résiliente se classent plus haut», écrit Forbes.

Des explications que l’on retrouve dans l’étude, qui explique la première place de la Suisse par une baisse continue de ses taux de propagation et de mortalité. Mais aussi par «des facteurs clés qui la placent dans une meilleure position pour maintenir une économie post-pandémique saine. En particulier, son niveau relativement faible de dette publique».

R.M.

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