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AsieCoronavirus MERS: 64 Chinois placés en quarantaine

Un homme infecté par le virus a pris l'avion mardi pour la Chine depuis la Corée du Sud puis emprunté un autobus.

Le coronavirus MERS ne se transmet pas facilement d'homme à homme.

Le coronavirus MERS ne se transmet pas facilement d'homme à homme.

Keystone

Au moins 77 personnes ont été en contact en Chine avec un Sud-Coréen contaminé par le coronavirus MERS, et 64 d'entre elles ont été placées en quarantaine, a rapporté lundi la presse chinoise.

Mais 13 autres de ces personnes, qui avaient voyagé à bord du même autobus que le Sud-Coréen à son arrivée en Chine, sont toujours dans la nature et n'ont pu être jointes, selon le China Daily, précisant que seule la province méridionale du Guangdong, frontalière de Hong Kong, était concernée pour le moment.

Le coronavirus MERS - acronyme anglais du syndrome respiratoire du Moyen-Orient - est un cousin, plus mortel mais moins contagieux, du virus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003.

Non respect des consignes

L'inquiétude est montée en Chine après la confirmation dimanche de 15 cas d'infection par les autorités sanitaires en Corée du Sud et la révélation jeudi qu'un porteur probable avait pu se rendre en Chine.

Cet homme de 44 ans, dont le père, après un séjour au Moyen-Orient et en Arabie saoudite, premier foyer de la maladie, était porteur du virus, avait passé outre les consignes de prudence des autorités sanitaires et pris l'avion pour la Chine mardi. Il a été déclaré contaminé vendredi.

Selon le China Daily, qui cite les autorités sanitaires du Guangdong, l'homme, en observation, «est conscient, ses symptômes vitaux sont stables, sa pression sanguine et son rythme cardiaques sont normaux».

Les personnes placées en quarantaine comprennent des passagers de l'avion qui avaient voyagé avec lui.

L'homme avait pris un autobus à son arrivée pour se rendre à Huizhou, dans le Guangdong.

Quarantaine aussi à Hong Kong

Les autorités sanitaires de Hong Kong ont annoncé vendredi la mise en quarantaine de 12 personnes - trois Sud-Coréens et neuf Chinois - qui ont été en contact avec cet homme pendant le vol. Deux autres passagers ont montré des symptômes de troubles respiratoires légers et subissent des examens hospitaliers, selon cette même source.

Les jours à venir seraient «critiques» pour endiguer l'épidémie, a averti dimanche le ministre sud-coréen de la Santé, Moon Hyung-pyo.

En 2003, lors de l'épidémie du SRAS, les autorités chinoises avaient été vivement critiquées pour avoir tenté dans un premier temps de cacher la maladie.

Comme le SRAS, le MERS provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. A la différence du SRAS, il génère aussi une défaillance rénale. Il n'existe pour l'heure aucun traitement préventif.

La présidente sud-coréenne monte au créneau

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a reproché lundi aux autorités sanitaires leurs «insuffisances» dans la gestion d'une épidémie de coronavirus MERS, alors que le nombre de cas confirmés a grimpé à 18, avec près 700 personnes placées sous observation.

«La réponse initiale au coronavirus MERS (...) était insuffisante», a déclaré la présidente lors d'une réunion sur le sujet, appelant à une mobilisation «tous azimuts» des services compétents pour faire face à la crise.

(AFP)

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