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EquateurCorrea sur la voie d'un nouveau mandat présidentiel

La Cour constitutionnelle d'Equateur a ouvert vendredi la voie à la réélection pour un nouveau mandat du président socialiste Rafael Correa, au pouvoir depuis 2007. Elle a autorisé le Parlement à modifier la Constitution.

Très populaire en Equateur, le président Rafael Correa avait demandé en avril au Parlement de lancer la procédure pour permettre la réélection indéfinie.

Très populaire en Equateur, le président Rafael Correa avait demandé en avril au Parlement de lancer la procédure pour permettre la réélection indéfinie.

AFP

Grâce au feu vert de la Cour constitutionnelle d'Equateur, le Parlement, où le parti du président a la majorité, pourra approuver 16 amendements. Parmi ceux-ci, la réélection indéfinie pour tous les postes ayant fait l'objet d'une élection populaire.

Ces initiatives pourront être approuvées «sous forme d'amendements constitutionnels» votés par les parlementaires, selon une décision de la Cour constitutionnelle dévoilée à Guayaquil (sud-ouest) et qui n'est pas susceptible d'appel. «Nous sommes très satisfaits de cette décision», a réagi la députée socialiste Soledad Buendia.

Piliers de la démocratie «enterré»

L'annonce ouvre la voie à une candidature de Rafael Correa en 2017, à un nouveau mandat de quatre ans. La Cour a accepté que ces amendements soient directement votés par le Parlement, sans avoir besoin d'organiser un référendum comme le réclamait l'opposition.

La Constitution actuelle a été promue par Correa lui-même et approuvée en 2008 par une consultation populaire. Elle permet au président d'être réélu une seule fois, qu'il s'agisse ou non de deux mandats consécutifs.

«Il semble» que la Cour «ait profité du jour des morts pour enterrer l'un des piliers de la démocratie équatorienne», a regretté le leader de l'opposition, Guillermo Lasso, sur son compte Twitter.

Feu vert acquis

Après cette décision, le Parlement a désormais un an pour approuver la réélection indéfinie, en deux débats. Un feu vert est d'ores et déjà acquis, compte tenu de la solide majorité législative dont bénéficie le gouvernement.

Très populaire en Equateur, Rafael Correa, 51 ans, avait demandé en avril au Parlement de lancer la procédure pour permettre la réélection indéfinie. Il n'a pas encore précisé s'il se présenterait à nouveau en 2017.

(ats)

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